Balade en Nouvelle Ecosse (Nova Scotia)

Après une première nuit d’hotel à Halifax, histoire de nous mettre dans le bon fuseau horaire, nous avons loué une petite caravane pour 3 nuits vers Hubbards à l’ouest d’Halifax.

Mais avant d’en prendre possession, nous empruntons la route côtière vers Peggys Cove (population: approx. 50 en 2001),

Aussi connu comme Peggy’s Cove de 1961 à 1976, est une petite communauté rurale sur la côte Est de la baie de St. Margarets en Nouvelle-Écosse. C’est une destination touristique importante pour ses panoramas maritimes, ses immenses rochers et son célèbre phare. 

La communauté porte le même nom que l’anse (cove en anglais) où elle se trouve. Peggy est un diminutif de Margaret en anglais. Le nom peut venir du nom de la baie de St. Margarets, ou, selon certains, d’une pionnière du village, ou même, selon d’autres, d’une survivante d’un naufrage.

Le village fut fondé en 1811 quand la province de Nouvelle-Écosse donna 800 acres de terre à six familles d’origine allemande. Ces gens étaient des pêcheurs mais cultivaient pour suppléer à leurs besoins. Ils utilisèrent les alentours de Peggys Cove pour faire paître leurs vaches. Au début du xixe siècle, la population atteint son maximum avec 300 habitants, une école, une église, un magasin général, une usine de conservation du homard et des bateaux de différentes tailles.

Puis direction Lunenbourg. Lunenburg fut fondée en 1753 et fut nommée en l’honneur du roi de Grande-Bretagne et d’Irlande George II qui était aussi le duc de Brunswick-Lunenburg.

e site de la ville a été habité par des Micmacs et ensuite par des Acadiens (appelés Merligueche) dès 1610, mais un siècle plus tard, les Traités d’Utrecht (1713) cédent l’actuelle Nouvelle-Écosse, à l’exception de l’île Royale (aujourd’hui île du Cap Breton) à la Grande-Bretagne.

Répondant à une publicité lancée en 1749, environ 2 700 protestants étrangers s’établirent à Lunenburg en 1753 dans le but de remplacer les Acadiens catholiques romains d’origine française et les amérindiens Micmacs, Lunenburg devenant la deuxième colonie britannique en Nouvelle-Écosse après Halifax.

Les habitants originaux de Lunenburg étaient en majorité d’origine allemande (de la Rhénanie du sud), de Suisse et de protestants français de Montbéliard. Ils vinrent durant la même vague d’immigration qui amena les Hollandais en Pennsylvanie. La couronne britannique encourageait des protestants étrangers à s’établir dans la région pour la peupler et éviter le retour des Acadiens catholiques. Ils forment encore une bonne partie de la population. La langue parlée dans la région a des expressions et tonalités caractéristiques de ces non-britanniques.

Lunenburg fut un port maritime et un centre construction navale important. La ville est maintenant le site de petits commerces, de compagnies de haute technologie et d’industries de transformations alimentaires comme Les aliments High Liner. L’usine de ce dernier fut à un certain moment la plus grande au Canada. Elle fait maintenant surtout de l’empaquetage alors que la transformation est faite en mer.

Le lendemain direction le nord et ses régions viticoles et agricoles. Mais aussi la région mémorielle sur l’histoire des acadiens.

Pour découvrir « l’intérieur de la province, nous prenons une route reliant la côte sud à la côte nord et rejoignons la région viticole et maraichère de la région.

Notre prochaine visite sera le site mémoriel de Grand Pré, où les premiers français (acadiens) ont endigué les marécages et les ont asséchés pour en faire des terres cultivables. Après ce dur labeur, les anglais sont venus pour les déplacer ailleurs « le grand Dérangement ». Certains ont été renvoyés en France, d’autre envoyés dans d’autres régions francophones sur le territoire nord-américain (Louisiane notamment).

Fondé en 1682, Grand-Pré est rapidement devenu le grenier et la principale ville de l’Acadie. Il fut délaissé à l’origine par le gouvernement colonial, étant trop loin de Port-Royal. Ravagé en 1704 et tombé aux mains des Britanniques en 1713, Grand-Pré fut victime de la lutte pour le contrôle de l’Amérique du Nord. Il retourna brièvement sous contrôle Français à la suite de la bataille de Grand-Pré, en 1747. La population fut déportée par les Britanniques à l’automne 1755. Les Planteurs de la Nouvelle-Angleterre s’établirent au village à partir de 1760.

De nos jours, Grand-Pré est un petit village devenu site historique national, célébrant son histoire et son patrimoine, considéré par plusieurs comme le cœur historique et spirituel de l’Acadie2. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 30 juin 20123

L’église et la statue d’Evangéline, héroïne de roman devenue une légende

Nous continuons notre route scénique et changeons de cap vers un petit village côtier Margaretsville.

La Route 10, cette fois nord – sud, nous ramènera à la caravane. On voit de temps en temps des maisons, isolées de tout et de tous les styles – belles, moches, grandes, petites, entretenues, délabrées, avec du bo…autour. L’hiver doit y être compliqué…

Depuis que nous nous promenons, nous constatons que beaucoup d’hommes sont à la maison, bricolant au garage, garages qui sont le plus souvent au nombre de 2 ou 3, plutôt des grand modèles. C’est le printemps et les gens ont plaisir à sortir, tondent le gazon, plantent des fleurs, font les réparations de la maison, repeignent, coupent et rentrent déjà du bois pour l’hiver prochain. Peut-être pour pouvoir aller à la pêche en juin ?

Le lendemain, ayant soupé du tourisme en ville, nous décidons de faire une petite rando (10 km) qui nous mènera de East River à Castle Rock et retour (vive les applis de randos)

Après une nuit de repos, nous reprenons la route vers le nord, direction la vallée de l’Annapolis et la Baie de Fundy.

La visite de l’Habitation Port Royal (acadien) nous enchantera.

Port-Royal (près d’Annapolis RoyalNouvelle-Écosse) est fondée durant l’été 1605 sur la rive Nord du bassin d’Annapolis, près de l’embouchure de la rivière Annapolis, par une expédition française de colonisation conduite par Pierre Dugua de Monts et Samuel de Champlain. De Monts souhaite un emplacement plus hospitalier que celui de la rivière Sainte-Croix, où ses hommes vivent un hiver funeste entre 1604 et 1605 (voir Île Sainte-Croix : la naissance de l’Acadie). L’Habitation est constituée de bâtiments groupés autour d’une cour centrale. Son potager est le premier jardin expérimental en Amérique du Nord.

Nous continuons nos visites par le Site par Annapolis Royal (anglais) style Vauban

Nous terminons cette journée en découvrant la maison de Judie et Lens à Barton près de Digby, qui proposent des B&B ; belle maison de 120 ans expliquant les planchers penchés et superbement décorée par sa propriétaire. Le plus : on peut utiliser la cuisine.

Vue de la terrasse chez Judie et Len

Le lendemain direction Yarmouth, à l’ouest. Sur notre route nous nous arrêtons à Pointe de l’Eglise pour voir l’église Ste Marie, L’église Sainte-Marie est une église en bois située à Pointe-de-l’Église en Nouvelle-Écosse.

Elle a été construite entre 1903 et 1905, inspirée par le style breton de France, et la seule église de ce style en bois. Ce serait le plus grand et le plus haut édifice en bois d’Amérique du Nord1: il mesure 58 m de long avec un transept de 41 m, et une hauteur de 56 m. Initialement plus haut lors de sa construction, le bâtiment a été touché par la foudre en 1914 et reconstruit. Son clocher est lesté de 40 tonnes de rochers afin de résister aux grosses tempêtes.

PHOTOS A VENIR

Arrivés à Yarmouth, nous déjeunons d’un sandwich à l’adresse indiquée par Judie. Les prix des restos varient sans vraiment de logique (un repas sandwich peut nous couter autant qu’un bowl riz légumes poulet) mais nous semblent relativement chers.

Nous découvrons la ville et sa balade des maisons typiques de Yarmouth, maisons ayant une tour d’observation qui permettait au propriétaire, surtout des armateurs, de vérifier si leur bateau était revenu au port.

Un petit tour par Cap Forchu, puis encore plus au sud vers Pubnico où nous découvrons le Village musée des Acadiens fermé !

PHOTOS A VENIR

Retour vers Barton pour une dernière nuit avant de rejoindre Halifax.

Le lendemain, avant de rejoindre la route 8, nord-sud, nous décidons d’aller sur la langue de terre séparant la Baie de Fundy de la Baie Ste Marie, pour y découvrir le « Balancing rock ». Quelques kilomètres et un ferry (gratuit) sont nécessaires pour arriver à destination. Une petite rando nous ait traverser forêt, marais – nous faisant découvrir la végétation qui y pousse, notamment les choux puants ! – et emprunter quelques marches (267) pour rejoindre la côte et son rocher qui se balance en équilibre.

PHOTOS A VENIR

Et maintenant direction Halifax, où nous avons RDV le 26 mai avec le transitaire et devrions pouvoir prendre possession de notre maison roulante.

Mais avant ça, il faut s’occuper du gaz. L’achat de la bouteille et son remplissage ne posent aucun problème. Le détendeur se trouve également mais les dimensions des raccordements ne collent pas avec notre tuyau de gaz. Nous voilà partis pour une recherche qui nous prendra 3 heures et demi. Chaque magasin visité nous renvoie vers un autre, jusqu’à un vendeur de BBQ et insert à gaz où la femme qui nous accueille comprend tout de suite notre problème et nous donne l’adresse d’un magasin où il adapte des raccords européens sur des raccords américains. OUF, c’est fait …

Le lendemain, à 8 heures tapantes, nous sommes au RDV du transitaire. Nous ne sommes pas les premiers, beaucoup d’allemands et de suisses ont également shippés leur véhicule. Ayant payé la facture de Seabridge avant notre départ de France et les frais du transitaire, nous récupérons les papiers nécessaires pour nous rendre aux douanes pour les tamponner (rapide, 10 personnes avant nous) et rejoindre le port pour récupérer le camion. Cette étape sera un peu plus longue mais à midi Patrick sort enfin !

PHOTOS A VENIR

Le camion étant -presque- totalement vide, aucune nourriture ni produit d’entretien, de grosses courses s’avèrent nécessaires. Un petit tour au Walmart nous permet de constater que les rayons sont mélangés, on peut trouver de la nourriture et de la javel dans le même rayon, etc… Bref, il faut faire les rayons à la militaire.

L’après midi étant déjà avancé, et tous nos bagages étant encore dans la voiture de location, nous décidons de rejoindre le camping le plus proche. Le «rangement » nous prendra 3 bonnes heures.

ÇA Y EST, le voyage peut commencer…

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