Janvier 2013

Mercredi 2 janvier 2013

Comme prévu, nous partons le 2 janvier.
Après le stress des derniers préparatifs vient le stress du départ et des au-revoirs.
Un grand merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir pendant ce moment très particulier. Entre bonheur du départ et tristesse de quitter nos proches (les larmes sont arrivées sur la route, une fois qu’on réalise que l’on est partis).
La petite coupe de champagne a été appréciée et a rendu l’instant plus solennel.
Patrick n’a pas put s’empêcher d’aller peser le camion au silo de Ste  Croix, verdict : 4 T 980. Bigre !
Après avoir rempli les réservoirs de GO nous voila partis pour notre première journée de route. Tout se passe bien et nous faisons notre premier arrêt pour la nuit à Tavel près d’Orange. On trouve une petite salle des fêtes à l’écart de la route avec un parking sympa. Nuit tranquille.
607 Kms parcourus   Conduite  7 H 30

Jeudi 3 janvier 2013

Nous continuons notre route vers Algésiras en passant par Toreilles où nous faisons notre arrêt déjeuner et nous en profitons pour retrouver la maison qu’avait les parents à Martine sur la plage. Et nous la retrouvons du premier coup. Petite séance nostalgie. Après une ballade sur la plage on repart en direction de l’Espagne. On s’arrête à Hospital de Infante au bord de la plage pour la nuit. Tranquille (même en ville)
 578 Kms parcourus   Conduite  7 H       Température au départ  4°       Température la plus haute   15°   

Vendredi 4 janvier 2013

Route vers Grenade par l’autoroute. Rien à commenter. Sortie d’autoroute compliquée, vendredi soir, tout le monde va faire ses courses. Gros bouchons. Nous allons nous garer derrière un Aldi au calme. Après 22 heures il n’a pas plus un chat. Nuit tranquille.
Kms 767 ;  Temps de conduite : 9 H ; Température au départ  14° ;  Température la plus haute  18 °  

Samedi 5 janvier 2013

Nous alternons autoroute, route nationale, autoroute gratuite ! jusqu’à Algéciras.
Sur la route nous avons acheté notre billet pour le ferry pour dimanche matin 8 H, sur place à 7 H. Nous déjeunons au Mc Do du coin pour bénéficier du Wifi. Mais le signal est faible et la connexion aléatoire. tans pis.
Nous nous installons dans le village à côté pour être au calme. Et nous découvrons que les Espagnols font un défilé des rois mages pour distribuer ou donner des cadeaux (nous ne sommes pas arrivés à savoir).
Nuit calme.
Kms :  241 ;  conduite   3 H 30 ;  Température au départ  0 °   Température la plus haute    14 °  

Dimanche 6 janvier 2013

Lever à 5 H 30 pour un départ à 6 H 30 direction le port et le ferry. Une fois sur place, l’heure d’enregistrement étant dépassée et en regardant de plus près on s’aperçoit que notre billet est pour le lundi 7 et non le dimanche 6 !!!! Mieux vaut éviter de les acheter sur la route.
Renseignements pris auprès de la caisse, il n’y a pas de problèmes pour changer le jour et l’heure. Mais le dimanche, celui à ce tarif est à 13 heures. Nous allons donc visiter le centre d’Algéciras et boire un café. De retour au CC nous travaillons un peu à la mise à jour du site.
Enfin nous retournons au port et pouvons traverser vers Ceuta. Après 1 heure de navigation, nous débarquons en ville et allons faire le plein de GO (1.12 €/litre) et prenons le 3/4 d’eau pour être tranquilles (heureusement).
Le plongeon en Afrique se précise à la douane – des grandes files de voitures un peu dans tous les sens, les gens qui se promènent au milieu, du monde partout – bref il faut comprendre comment cela fonctionne.
Heureusement il y a des « aides » (à priori des officiels). L’un d’eux me dit de descendre et d’aller faire la queue au guichet des passeports avec mes passeports, mes fiches d’immigration, ma carte grise et un stylo. Il m’explique qu’après les passeports (enregistrement des personnes) il faut aller au guichet des voitures (avec la carte grise et un formulaire à remplir). Et comme tout le monde fait la queue – que la voiture soit devant ou derrière – et que les files d’attente sont dans le passage des voitures, c’est le b….
Après 1 heure de queue aux passeports, mon aide me donne la feuille pour la voiture (qu’il aurait fallu chercher au guichet des voitures) il m’aide à la remplir et je prends la file pour la voiture.
Enfin après encore 1 heure, Patrick ayant avancé la voiture, nous pouvons prendre la route direction Rabat.
On roule, on roule et après 300 km d’autoroute, que nous avons payée en euro n’ayant pas de dirhams, nous arrivons à Rabat vers 19 h 30. Heure de pointe, dans une ville immense, grouillante de voiture, nous n’avons pas de plan, la circulation est infernale et désordonnée, et bien sûr nous ne savons pas où nous devons aller. A part l’adresse d’un camping trouvée dans un magazine. Après avoir tourné pendant 1 h 30, nous constatons qu’il n’existe plus. Ayant demandé notre route, un quidam nous dit que nous devrions aller directement à l’Ambassade de Mauritanie plein de gens dorment dans la rue même. Il nous dessine l’itinéraire et nous voilà partis… pour 2 heures de galère, à tourner en rond. Heureusement il y a encore des policiers pour la circulation au Maroc et d’un carrefour à l’autre nous arrivons dans le quartier des ambassades.
Vu l’heure et la taille du quartier, on s’arrête sur un petit emplacement et remettons au lendemain nos recherches.
Kms :  352 ; conduite :  8 H ; Température au départ  : 11° ; Température la plus haute :  15°  

Lundi 7 janvier 2013

Un bon petit’dej, une bonne douche et c’est reparti. On réfléchit et on revient sur notre route et on refait le chemin différemment. Et au carrefour, après la station essence on voit un panneau Ambassade de Mauritanie. On était à un pâté de maisons ! La queue pour les visas est déjà grande, on prend un formulaire (un seul, il faut aller faire des photocopies) et on va changer de l’argent. Au retour Patrick prend la queue pendant que je cherche un stylo. Il revient vers moi, ils ont fermé la porte, il est 9 H 45. Normalement c’est ouvert de 9 H à 11 H. L’afrique quoi !
Le « placier » de la rue nous interpelle, ainsi qu’un couple d’Autrichiens en Défender et un NL voyageant avec sa fille en Unimog, pour nous expliquer qu’il a ses entrées et qu’il peut  nous avoir les visas pour cet après-midi moyennant une enveloppe forcément. Patrick décide de tenter le coup et à 11 H nous lui donnant tous les papiers. Vers 13 H il revient nous dire que pour aujourd’hui ça ne sera pas possible mais on les aura demain après-midi. On se dit qu’on aurait pû faire la queue le lendemain matin. Mais c’est fait !
Taxi pour visiter la Médina et la khasba. tranquilles
Kms :  3  ; conduite  0 H 30 ; Température au départ :  7 ° ; Température la plus haute : 14 °  

Mardi 8 janvier 2013

Nous avons passé une nuit calme devant l’ambassade. Nos visas devant arriver l’après-midi, nous décidons de nous renseigner à l’ambassade du Mali – qui est à 50 m – sur les formalités à accomplir. Facile, il suffit de remplir les demandes de visa, 2 photos et les passeports et de les déposer avant 13 H pour les avoir à 15 h 30. On prend un taxi pour aller à celle du Burkina Faso. Cela a l’air plus organisé, la secrétaire nous donne les formulaires ainsi qu’une liste de documents à produire, il faut déposer au plus tard à 12 H et on l’a à 14 H. Problème : il faut une lettre d’invitation (que nous n’avons pas) mais à priori le programme du guide prévu pourrait suffire. Re taxi pour retourner au CC où nous imprimons (bonne idée l’imprimante) les programmes du guide.
Pendant ce temps, l’attente continue pour la Mauritanie, plus le temps passe plus on se dit qu’on ne l’aura jamais. Mais enfin, vers 15/16 h ils arrivent. Pour fêter ça les autrichiens débouchent une bouteille de mousseux que nous partageons avec les NL.
Et nous courrons vers le Mali où nous pouvons déposer nos papiers directement à une femme dans un bureau bordélique, qui prend le tout et nous dit qu’on pourra le reprendre le lendemain mais que la personne des « timbres » vient quand il veut (9 H ou 10 h ou plus tard). On verra le résultat demain.
On déplace le CC pour aller dans une rue plus tranquille où nous passons une bonne nuit en espérant arriver à faire les deux ambassades dans la journée du lendemain. Rabat ça suffit !
Kms : 0   ;  conduite  : 0 H  Température au départ :  3 ° ; Température la plus haute : 15° 

Mercredi 9 janvier 2013

Au réveil, nous décidons d’aller faire des courses et de passer devant l’ambassade de Mauritanie pour voir la file d’attente. Impressionnant, il y a le triple de personnes que le lundi, nous voyons certaines personnes qui y étaient déjà lundi. Il s’avère que l’on a bien fait de payer le placier. La queue commence à 5 H 30 le matin et sans être sûr de pouvoir déposer !
Vers 10 h  nous allons au Mali pour attendre nos visas. Un attaché nous fait attendre en nous disant que cela va arriver. 1 H plus tard Patrick  va vers le bureau de la femme, plein de monde y discute mais rien ne vient. On nous dit que cela va arriver. On apprend à être patients… on espère surtout que nous aurons nos visas avant 11 h 15 pour avoir le temps d’aller au Burkina.
A 11 h 20 et après leur avoir certifié ne pas avoir besoin d’un reçu nos visas arrivent.
Vite on saute dans un taxi vers l’ambassade du Burkina où nous déposons notre dossier à 11 h 45. La secrétaire nous demande d’attendre le temps qu’elle demande si le programme du guide suffit.L’ambassadeur est au bureau et peut donc lui répondre que cela convient. Ouf, nos visas seront prêts à 14 H
A 14 heures pile nous les récupérons et en route vers Marrakech pour nous poser au camping dont nous ont parlé les autrichiens.
Avec le Tourateq, pas de problèmes énormes, on y arrive vers 20 h 30 et on se pose pour quelques jours, le temps de faire des lessives, le ménage et de se reposer.
Kms :  336  ; conduite  : 5 H  ; Température au départ :  19 °  ;  Température la plus haute :   19 °  

Jeudi 10 janvier 2013

Au réveil Patrick est de plus en plus gonflé sur le front et un peu l’oeil. Il a dû se faire piquer, cela fait quelques jours que cela l’embête. On va surveiller.
A part ça, journée tranquille, on se met à jour dans la lessive (quelle accumulation en 1 semaine !), un peu de ménage, mise à jour du site (mine de rien c’est du job).
On téléphone à Damien, également propriétaire d’un Xcap et que nous avions rencontré à Roanne lors des portes ouvertes 3C Cartier/Brisebras. Rendez-vous est pris pour le lendemain.
Le soir, après le dîner, les autrichiens nous rendent visite et nous passons la soirée autour d’une bouteille de vin autrichien.
Ensuite dodo.
Kms :   0   ;   conduite :  0 H 00 ;   Température au LEVER :  2 ° ;  Température la plus haute :   22 °  

Vendredi 11 janvier 2013

Au réveil Patrick a l’oeil pratiquement fermé. Il faut vraiment qu’on aille chez un médecin.
Quand Damien arrive il appelle de suite un médecin qu’il connait. Après un café, nous partons en ville et après une courte attente, nous sommes reçus par Samir, un médecin très compétent. Le diagnostic tombe : c’est un zona (dû parait-il au stress ou à une grand fatigue. (Patrick doit être un stressé qui s’ignore ou c’est 25 ans de stress qui ressortent en une fois !)
Après un passage à la pharmacie de garde (aujourd’hui est un jour férié – jour de l’indépendance) qui ne dispose pas de tous les médicaments, Damien nous emmène déjeuner à une station service (elles font station, magasin et restaurant) où nous dégustons de bonnes grillades.
Retour à la pharmacie de la place Jamaâ Lefna où nous achetons les remèdes miracle.
Damien nous ramène au camping où nous faisons encore le tour du CC (de quoi discutent des propriétaires de CC, de CC, d’améliorations a y apporter, des galères rencontrées, etc…
Bref, ce fût une journée sympa.
Dîner léger et dodo avec les poules pour le grand malade.
Demain est un autre jour.
Kms :  0  ;  conduite :  0 H ; Température au lever :  2 ° ; Température la plus haute :  22 ° 

Samedi 12 janvier 2013

L’oeil de plus en plus fermé, Patrick ouvre un oeil (si, si, c’est possible !). Heureusement qu’il a de quoi de soigner. Il dort beaucoup. On va attendre 2 ou 3 jours qu’il aille mieux pour continuer notre route.
Je mets à profit mon inaction pour des séances Skype avec les filles. C’est vraiment sympa de pouvoir se voir et se parler en étant si éloignés. Cela fait du bien de les voir.
Ayant depuis quelques jours un problème de fuite d’eau (ça coule par l’arrière du coffre) j’en profite pour vider le coffre totalement. Une petite piscine, j’éponge, je mets à sécher ce qui est mouillé et j’observe pour trouver d’où cela coule. A côté de coffre technique (gaz, électricité et eau).
Après déjeuner, on enlève la bouteille de gaz et je trouve une petite fuite sur une conduite d’eau. Je resserre, ça ne goutte plus. Mais ça continue de s’évacuer par le coffre, l’eau devant s’être engouffrée sous le plancher. Elle coule peu à peu mais de moins en moins. Je laisse tout dehors pour la nuit. A reverifier demain.
Dodo vers 10 h (qu’est-ce-qu’on dort !) pour un réveil vers 8 h.
Kms :  0  ;  conduite :  0 H  ; Température au lever  : 2 ° ;  Température la plus haute  :  20 °

Dimanche 13 janvier 2013

Au réveil, ça va mieux, l’oeil à Patrick a un peu  dégonflé, l’oedème commence a descendre. On met un peu d’eau dans un sachet congel et on le met au congélateur. Après quelques temps, il peut se l’appliquer sur l’oeil. Ça soulage.
Je pensais faire un peu de lessive, le grand ménage et une bonne douche dans les sanitaires du camping. Malheureusement, il n’y a plus d’eau. Un problème électrique. Mais que fait l’électricien ! bon, le mien est en vacances…
Après-midi courses au Carrefour du coin. Marrakech est 2 fois plus cher que Rabat. Mais il fallait les faire. Nous n’avions plus d’eau ni de légumes ni de fruits.
De retour au camping vers 17 H 30, toujours pas d’eau, mais ils sont en train de réparer, dixit le gardien, il répète la même phrase depuis ce matin ! C’est pas grave, on a encore 20 % et sinon on ira faire le plein d’eau à une station.
J’espère que l’on pourra partir demain.
Et il faudra que nous revenions une autre fois pour visiter Marrakech !
Kms :   0  ; conduite  :  0 H 00 ;  Température au LEVER  : 2 ° ; Température la plus haute : 22 ° 
Lundi 14 janvier 2013

Nous quittons Marrakech direction Agadir par l’autoroute puis la RN1 direction plein sud. Des km, des km, à part ça rien de spécial sur la route. La nationale traverse des déserts de sable et de pierres en longeant la côte, le paysage est toujours le même. C’est monotone et en même temps cela ne l’est pas ! Le « nulle part » rendrait philosophe ?
Arrêt pour la nuit à Guelmim, sur le parking d’une station service. Il faut dire que sur la route cela devient difficile, les accès aux abords sont des fois compliqués et pas toujours possible. Et en ville, à part la route principale, il n’y a pas grand chose. Donc on fait au plus simple.

Kms 452 ; conduite : 7 H 15 .Température mini :16 ° Température max : 20 °
Mardi 15 janvier 2013

Après une nuit un peu bruyante mais malgré tout reposante, un petit déj et une toilette rapide, on reprend la route de la côte par Tan Tan, Tarfaya puis direction Laâyoune. Après Tan Tan on s’arrête déjeuner au bord d’une falaise avec vue sur l’océan déchainé. Au passage, on s’arrête vers Sidi Akheffi où il y a d’énormes marais salants. On continue toujours direction Laâyoune. Le plein est fait à 6 dirrhams le litre (environ 55 centimes). On remplit tout !
Nous nous arrêtons pour la nuit après avoir pris une piste menant vers la côte, piste utilisée par les pêcheurs, nombreux dans le secteur, qui permettent de rejoindre leurs « cabanes » ou tentes le plus souvent.
Une nuit au calme et loin de tout.

 PHOTOS
PS : à l’entrée de Laâyoune, contrôle de police, on donne des fiches de renseignements (quelle bonne idée d’en avoir imprimée en avance), à la sortie de la ville re-contrôle et après 500 mètres, un radar : Patrick s’est fait flashé, il fallait que ça arrive ! Le policier lui dit qu’il courre ! Mais il était sympa et laisse tomber. Je contrôle avec Touratech , il était à 74 km/heure et la limite était de 60. Sans appel !
Kms : 480 ; conduite : 8 H ; Température mini : 16 ° ; Température max : 22 °
Mercredi 16 janvier 2013

Après une nuit un peu bruyante (des cargos en attente au large pour pouvoir rentrer au port de Laâyoune qui est à 10 km) nous nous levons comme tous les jours vers 8 heures (-1 H par rapport à la France) Objectif du jour Dakhla.
Les contrôles de police, gendarmerie ou douane sont de plus en plus fréquents, surtout depuis que nous sommes dans le Sahara occidental. D’où l’intérêt de préparer des fiches de renseignement pré-remplies. Seulement, maintenant il faut également y ajouter le date d’entrée, le numéro de police et la destination.
Comme le jour précédent, nous nous arrêtons sur la falaise au bord de l’océan pour déjeuner.
Nous avons repris la route depuis 1 H/1 H 30 quand soudain le CC se met à tanguer, à vibrer et à faire du bruit, un pneu à éclater !!! On arrive à se mettre sur le bas côté (sable et pierre) et nous voilà partis pour changer notre premier pneu… Entre le recherche du matériel, le écrous qui ne veulent pas s’ouvrir et j’en passe… au bout de 2 heures nous voilà repartis.
Au bout de 10 km, on s’arrête pour voir si tout va bien… le pneu est bouillant (mais pourquoi ??) on continue encore 10 km, toujours bouillant. Et ainsi de suite, rouler, s’arrêter, contrôler. Mais on avance, doucement mais sûrement. On le gonfle à 4.1 et du coup cela va mieux.
La nuit n’étant pas loin, on cherche un endroit où s’arrêter. On prend une petit piste et on se cache derrière de grandes dunes, loin de la route. Ce sera parfait.
Pour se changer les idées, on va se promener vers la mer mais elle est un peu plus loin qu’il nous semblait. Nous avions pris une lampe de poche mais en retournant vers la voiture on se dit qu’il faudrait laisser une lumière allumée pour repérer la voiture de loin. Mais elle est blanche et on la voit encore bien.
On est oublierait les petits soucis de santé à Patrick. Il va mieux, ça dégonfle, il a juste mal à la gorge. Mais à Boudjour, sur la route, on a acheté des citrons (1 Dh le citron !) et un presse fruits.
On est vraiment au sud, au milieu de nulle part, les gens sont de plus en plus pauvres, les femmes de plus en plus voilées, si pas cachées sous des nidjabs, mais ils sont serviables malgré un français de moins en moins parlé et de plus en plus difficile à comprendre.

Kms : 345 ; conduite avec crevaison : 12 H 00 ; Température mini : 24° ; Température max : 28°
Jeudi 17 janvier 2013

On continue notre route vers Dakhla. On a augmenté la pression des pneus et du coup ça va beaucoup mieux (à étudier).
La route est toujours la même, traversant quelques villages qui ont l’air abandonnés. Les contrôles de police se suivent mais on a nos fiches et ça va bien, ils sont contents.
En arrivant dans la baie de Dakhla, vue magnifique sous un beau soleil, on aperçoit de plus en plus de camping cars, soit par 2 ou 3, soit carrément « en village ».
PHOTOS
En arrivant en ville, on se met à la recherche d’un garage pour monter notre pneu de rechange sur la jante. Comme d’habitude, le meilleur moyen de trouver… est de demander. Après quelques temps, on s’arrête devant un petit garage (ils doivent juste faire des vidanges, ça doit s’arrêter là) et on demande s’ils changent les pneus. Ils regardent et disent que oui… Bof ! A 3 ou 4, dont un doit être le fils du patron et être là juste pour surveiller les ouvriers, et Patrick qui met son super bleu de travail, ils démontent le pneu éclaté. Il faut surveiller ce qu’ils font, repérer comment c’était monté parce qu’ils n’ont vraiment pas l’air de savoir. Juste le fils du patron, plus intelligent, qui pose tout à côté de lui dans l’ordre du démontage et dans le sens dans lequel c’était monté. Un bon point pour lui.
Heureusement qu’on a emmené notre matériel car ils n’ont rien, pas de démonte pneu, à peine à compresseur qui marche quand il veut, ils doivent tenir les tuyaux ensembles à la main, pas de clé pour dévisser les boulons, bref RIEN. Le remontage se passe bien mais la roue ne veut pas se gonfler totalement, le joint tubless n’a pas l’air étanche. Au bout d’un quart d’heure, il y en a un qui a l’idée de la gonfler debout et pas couché, et ô miracle, ça fonctionne. Il aura fallu 2 heures…

Suite jeudi 17 janvier 2013

Mais maintenant on sait que l’on pourra se débrouiller tout seuls !
On continue pour essayer de trouver un pneu de rechange, au cas où, et un peu plus loin on en trouve un de même taille, pas trop abîmé. On l’achète pour 650 Dh (cher vu l’état mais ça peut toujours servir).
On ressort de la ville pour aller au camping repéré sur la route. Il y a beaucoup de monde, c’est assez crade mais impossible de bivouaquer ici, il faut faire de la lessive, remplir l’eau, un peu d’intendance quoi.
Dakhla est très courue pour le kyte-surf et les gens viennent ici pour quelques mois, il y a de gros CC, ils ont des quads pour se déplacer et faire les courses.
Je passe 2 heures à faire le linge, on l’accroche en se disant que vu le vent, il sera sec rapidement. mais en bord de mer c’est vite humide. Aussi vers 19 H 30, on décide de le rentrer mais il est encore tout mouillé. Heureusement, le système D ça nous connaît et voilà la cabine changée en étend-linge !
PHOTOS
Kms : 165 ; conduite : 4 H 00 ; Température mini : 13 ° ; Température max : 25°

Vendredi 18 janvier 2013
Aujourd’hui départ prévu tôt. Après une nuit très venteuse, on se lève à 6 H 30 et on arrive à partir vers 8 h 50. Il faut dire que le plein du réservoir d’eau a mis du temps, le débit du robinet étant vraiment minime.
Les pneus gonflés à bloc, les caisses à outils les plus lourdes déménagées dans la cellule et bien sanglées (Patrick
a bien bricolé), le compresseur réparé (la cosse s’était cassée suite aux vibrations) nous prenons la route, bien décidés à atteindre notre objectif : Nouadhibou en Mauritanie.
Toujours la même route, la côte d’un côté avec sable et dunes de cailloux, dunes et cailloux de l’autre côté.

PHOTOS
Nous arrivons à la frontière Maroc/mauritanie vers 14 H 30 et devant nous une queue de 40 voitures, un groupe d’une trentaine de 4 x 4 qui partent pour un raid viennent d’arriver. L’attente commence… mais 2 heures plus tard c’est notre tour et la ronde habituelle commence. D’abord faire tamponner le passeport, puis aller à la douane, puis avancer et passer le contrôle de la Gendarmerie, tout ça pour sortir du Maroc.
Puis c’est un no man’s land, une piste de 3 km entre les deux frontières, La zone, des épaves de voitures désossées partout, des cadavres de TV, du plastique et des déchets partout. vraiment la zone.
Enfin on arrive à la frontière mauritanienne où on recommence : tampon sur les passeports, douane avec paiement d’un passe-avant pour la voiture, d’une assurance véhicule obligatoire. Mais tout ce passe relativement rapidement, une personne étant là pour nous guider et empêcher que les « aides » nous accostent.
Nous poursuivons notre route vers Nouadhibou où nous arrivons vers 17 H 30.
Le choc ! des voitures, des vélos, des piétons, des mobilettes, des ânes, des chèvres, des camions, des charrettes, tout cela sur la route, roulant, marchant, broutant le plastique, le tout d’une façon anarchique. Complètement dingue. Et bien sûr, nous n’avons pas de carte, juste l’emplacement – à peu près – d’une auberge.
On tourne, on tourne et après avoir demandé notre chemin à un policier, nous trouvons l’auberge de la Baie des lévriers (chez Ali) auberge mauritanienne soit des chambres, des Kaïmas (grandes tentes avec des tapis où on dort) une cuisine et des sanitaires. Le tout propre, dans une cour en sable ratissé. Vraiment bien et en pleine ville. (quand même en face de la mairie) et même du Wifi non sécurisé à capter. Nickel.
Ali nous emmène faire des courses, d’abord au port chez les pêcheurs pour acheter des gambas puis en ville pour le pain et quelques légumes. Tout va bien quand on a un guide.
Les Mauritaniens sont les rois des bosses dans les voitures, ils conduisent vraiment anarchiquement, se rentrent dedans sans problèmes, c’est presque naturel !
Kms : 425 ; conduite avec les attentes : 8 H 30 ; Température mini : 13 ° ; Température max : 25°

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