Balade en Nouvelle Ecosse (Nova Scotia)

Après une première nuit d’hotel à Halifax, histoire de nous mettre dans le bon fuseau horaire, nous avons loué une petite caravane pour 3 nuits vers Hubbards à l’ouest d’Halifax.

Mais avant d’en prendre possession, nous empruntons la route côtière vers Peggys Cove (population: approx. 50 en 2001),

Aussi connu comme Peggy’s Cove de 1961 à 1976, est une petite communauté rurale sur la côte Est de la baie de St. Margarets en Nouvelle-Écosse. C’est une destination touristique importante pour ses panoramas maritimes, ses immenses rochers et son célèbre phare. 

La communauté porte le même nom que l’anse (cove en anglais) où elle se trouve. Peggy est un diminutif de Margaret en anglais. Le nom peut venir du nom de la baie de St. Margarets, ou, selon certains, d’une pionnière du village, ou même, selon d’autres, d’une survivante d’un naufrage.

Le village fut fondé en 1811 quand la province de Nouvelle-Écosse donna 800 acres de terre à six familles d’origine allemande. Ces gens étaient des pêcheurs mais cultivaient pour suppléer à leurs besoins. Ils utilisèrent les alentours de Peggys Cove pour faire paître leurs vaches. Au début du xixe siècle, la population atteint son maximum avec 300 habitants, une école, une église, un magasin général, une usine de conservation du homard et des bateaux de différentes tailles.

Puis direction Lunenbourg. Lunenburg fut fondée en 1753 et fut nommée en l’honneur du roi de Grande-Bretagne et d’Irlande George II qui était aussi le duc de Brunswick-Lunenburg.

e site de la ville a été habité par des Micmacs et ensuite par des Acadiens (appelés Merligueche) dès 1610, mais un siècle plus tard, les Traités d’Utrecht (1713) cédent l’actuelle Nouvelle-Écosse, à l’exception de l’île Royale (aujourd’hui île du Cap Breton) à la Grande-Bretagne.

Répondant à une publicité lancée en 1749, environ 2 700 protestants étrangers s’établirent à Lunenburg en 1753 dans le but de remplacer les Acadiens catholiques romains d’origine française et les amérindiens Micmacs, Lunenburg devenant la deuxième colonie britannique en Nouvelle-Écosse après Halifax.

Les habitants originaux de Lunenburg étaient en majorité d’origine allemande (de la Rhénanie du sud), de Suisse et de protestants français de Montbéliard. Ils vinrent durant la même vague d’immigration qui amena les Hollandais en Pennsylvanie. La couronne britannique encourageait des protestants étrangers à s’établir dans la région pour la peupler et éviter le retour des Acadiens catholiques. Ils forment encore une bonne partie de la population. La langue parlée dans la région a des expressions et tonalités caractéristiques de ces non-britanniques.

Lunenburg fut un port maritime et un centre construction navale important. La ville est maintenant le site de petits commerces, de compagnies de haute technologie et d’industries de transformations alimentaires comme Les aliments High Liner. L’usine de ce dernier fut à un certain moment la plus grande au Canada. Elle fait maintenant surtout de l’empaquetage alors que la transformation est faite en mer.

Le lendemain direction le nord et ses régions viticoles et agricoles. Mais aussi la région mémorielle sur l’histoire des acadiens.

SUITE A VENIR

Enfin le départ…

Après les 2 dernières années pendant lesquelles bouger était compliqué, ça y est c’est enfin le départ.

Mais choisir une date et pouvoir s’y tenir, c’est autre chose.

Après réservation du bateau chez Seabridge pour un départ du bateau le 29 avril du port d’Anvers, notre vol réservé pour le 8 mai vers Halifax, qui nous faisait arrivés un jour avant le bateau, tout semblait rouler…

Mais cela ne se passe jamais comme prévu. Pour une raison inconnue, le bateau prenait tous les jours du retard, un jour par ci, un jour par là. Résultat, il est parti le 14 mai ! Heureusement nous avons pu reporter notre vol au 18 mai.

Le dépôt du camion à Anvers, le 10 mai, s’est fait relativement facilement.

Encore quelques jours pour préparer les derniers bagages et nous serons prêts pour ce nouveau périple.

Tout ce qui n’a pas pu aller dans le camion il va falloir le porter…

13. Passage éclair au Mali

Mardi 5 février 2013  335 km en 8H ; 25° à 36°

Direction le Mali. Après 100 km d’une route bitumée avec quelques « défauts », nous arrivons à la frontière malienne

entre Saraya et Kénébia.
La sortie du Sénégal est assez rapide, police, douane, gendarmerie, on commence à savoir. Puis on recommence côté malien.

Le premier contact est juste là pour nous dire qu’après ils nous escortent jusqu’à Kéniéba ! On verra la suite. On se rend donc à la police (une cabane avec une table, deux chaises, la moustiquaire d’une tente en guise de lit et le tapis de prière. Ils sont 10 mais un seul travaille, les autres surveillent ! Tampons sur nos passeports, inscription des un cahier puis direction gendarmerie on ils contrôlent à nouveau, inscrivent dans un cahier.

Mais aujourd’hui, bizarre, la douane n’est pas en deuxième. En effet, il faut se rendre à Kéniéba (15 km) les bureaux de la douane sont là-bas.

La ville étant moyenne et bien sûr sans panneaux, nous demandons notre chemin. Heureusement, car la douane se trouve au milieu de la ville. ILs nous font un passe-avant, le CDP n’étant pas accepté au Mali et nous escorte (avec la voiture du chef douanier, un Audi Q7 d’un blanc immaculé alors que les rues sont en latérite rouge!) à la gendarmerie (encore) où ils doivent nous donner « des consignes de sécurité ».

Ils examinent les papiers pendant que je regarde les infos de France 24 dans la salle de garde, mais les consignes de sécurité on les attend encore. Mais ils sont vraiment sympas et adorent plaisanter, alors ça passe.

après ça, il faut encore aller faire contresigner le passe-avant par la police. On va le faire mais en se posant la question de son utilité.

Maintenant, il faut ressortir de la ville dans laquelle on a tourné en rond, sans trop savoir où on allait mais heureusement la vue des falaises nous guide et on y arrive

Le paysage a changé, c’est plus « vallonné », il y a les falaises, on voit des champs de coton et surtout des orpailleurs (c’était déjà le cas à la fin du Sénégal), les gens se déplacent surtout en vélo ou en mobylette.

Après 100/150 km, on prend une piste et après quelques centaines de mètres on trouve un coin sympa pour bivouaquer. Mais ce soir, on se met dans le sens du départ, le coin étant assez habité. Mais à part quelques mobs on a juste entendu des avions pendant la nuit. Des militaires sûrement.

Mercredi 6 février 2013   270 km en 6H30 ; 24° à 36°

Direction Bamako. La route est toujours la même et nous roulons à une moyenne de 75 km/heure comme ça Patrick peut aussi profiter du paysage.

Pendant ce temps, j’étudie un peu plus le guide du Routard pour trouver un logement pour cette nuit. A Bamako impossible de bivouaquer.

Mon choix se porte sur l’Hôtel Le Rabelais, qui ne doit pas être trop compliqué à trouver et qui dispose d’un bon restau. Ce soir, c’est le luxe, une chambre d’hôtel et un bon repas. Et une piscine… cool.

Nous arrivons vers 14 h à l’entrée de la ville, quelle circulation, des camions, des voitures mais surtout des mobylettes, qui doublent n’importe comment, qui roulent vite, il faut vraiment être concentré. Et moi je suis concentrée sur ma carte, pour essayer de nous amener dans le droit chemin…

Au bout d’une heure, sachant être dans le bon quartier, on demande à un policier qui nous précise où aller.

Mais avant cela, Patrick a malencontreusement pris une rue en sens unique et manque de bol, il y avait 3 flics

à l’arrivée. Du pain béni pour eux. On a eu droit au gros coup de sifflet, ils se marraient à l’avance.

Mais tout cela se fait dans la bonne humeur, sans stress ni agressivité. Et, en tant que français, on a eu le droit

de choisir le montant de notre amende (officieuse, il ne voulait pas se faire emprisonner parce qu’il a mis un PV à des français). Mais voilà on assume nos bêtises.

ON trouve enfin l’hôtel, on pique une tête (il fait 38 °) et un peu de repos avant un bon repas.

On est à Bamako, il y a une semaine on pensait ne jamais y aller !

L’ambiance a l’air d’être la même que dans les autres grandes villes que nous avons traversé, peut-être plus sympa mais nous n’avons pas pu tester. En tant que français nous n’avons pas le droit de sortir le soir et, de toute façon, normalement nous n’aurions même pas dû rentrer dans le pays.
En tout cas pas sans se déclarer auprès de l’ambassadeur de France et de s’inscrire sur Ariane. ce que j’ai tenté de faire à Kédougou mais je n’ai jamais eu en retour le mail pour activer mon compte.

Donc nous étions à Bamako incognito et c’était pas plus mal. 

Bamako
Bamako

Jeudi 7 février 2013

Nous quittons Bamako vers 7 h 30 parce qu’il faut sortir de la ville et que l’étape d’aujourd’hui sera longue. Nous voulons rejoindre le Burkina Faso ce soir.
Dommage, le Mali est vraiment un pays auquel nous aurions voulu consacrer plus de temps mais ce sera pour une autre fois, j’espère.

Impressions après 1 mois de voyage

Premières impressions après un mois de voyage

Après les premiers soucis, santé et technique, qui, il faut l’avouer cassent un peu la motivation, on commence à être dans le rythme du voyage et à trouver nos marques.

L’intendance n’est pas toujours simple, depuis que nous sommes plus à l’intérieur, il devient impossible de trouver des légumes frais, juste quelques fruits (bananes surtout mais excellentes) et nous faisons donc stock de boîtes. Nous avons appris à prendre de l’essence dès qu’il y en a de la correcte, idem pour l’eau. Le pain se trouve partout pour l’instant.

Nous avons aussi appris que tout est plus simple en demandant tout simplement. Que ce soit notre chemin quand nous tournons en rond, où on peut acheter la denrée souhaitée, etc…

Ne jamais remettre au lendemain, que ce soit téléphoner, profiter d’internet, des commerces, etc…

et glaner partout des informations utiles parce qu’on ne sait jamais si on y aura encore accès le lendemain.

12. Repos forcé… avant le Mali

Jeudi 31 janvier 2013 370 km en 6H30 ; 18° à 36°

Le CC se trouvant sur les traces de passage de bétail, nous partons tôt, avant qu’ils ne sortent le troupeau.

On traverse Tambacounda, ville moyenne mais n’ayant que des hébergement locaux, on continue notre route et voyons un panneau publicitaire pour un camp.

Il devrait être environ à 30 km. on prend le panneau en photo pour avoir les coordonnées et on continue.

Le camp se trouve dans le Parc National de Niokolo Koba.

pour la petite histoire, à un moment on revoit un panneau et un semblant de portail ; on y va, roulons quelques centaines de mètres et nous nous retrouvons dans un camp abandonné. Mais le gardien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, on peut rester et il est même guide officiel et que nous pouvons faire une excursion. Au vu de l’état des paillotes (skatées par les termites) nous décidons de continuer.

Et bien nous en a pris parce qu’en fait le camp était à 2 km plus loin.

Et après 3.5 km de pistes, nous arrivons dans un bel endroit fait de petites maisons chambres, d’un restaurant et d’un endroit pour camper, et surtout, une belle terrasse dominant le fleuve Gambie. Vue superbe.

Seul bémol, le dîner au restaurant est obligatoire mais l’endroit est quand même sympa.

Après notre installation, je commence a avoir très chaud mais bon, il fait chaud. Cependant, une heure après je prend ma température et j’ai 39.4; je pense de suite à une crise de palu et prend le traitement adéquat.

Mais la nuit fût dure, fièvre très forte et pas moyen de dormir. Une loque !

Le lendemain nous iront au centre médical repéré à notre arrivée.

Vendredi 1er février 2013 25° à 36°

A peine réveillés, on va au centre médical, pendant la route je reste couché derrière, plutôt secouant mais de toute façon impossible de me lever.

Après avoir acheté le ticket de consultation, on va chez le médecin qui me pose plein de questions et m’ausculte.

Et pour lui, ce n’est pas une crise de paludisme mais plutôt une salmonelose ou la typhoïde (mais je suis vaccinée !), il me prescrit les médicaments nécessaires, que nous pouvons acheter sur place.

Après avoir recherché un autre hébergement, nous retournons au camp Wassadou qui, avec ses installations et sa propreté est mieux adapté à mon état.

Journée récupération (on essaie) entre fièvre et dodo.

Mais, d’autres véhicules arrivent et j’entends une voix qu’il me semble connaître.
Effectivement, 5 minutes après Patrick vient m’annoncer l’arrivée de participants à un raid 4 x 4 et parmi eux se trouver J.François Houelle et sa femme, autre propriétaire de Xcap.

Décidément le monde est petit !

Rencontrer quelqu’un une fois en France et le retrouver au fin fond du Sénégal, il y a peu de chances que cela arrive, mais ça arrive.

Et, en plus, un autre Xcap arrive, faisant partie du même groupe.

On parle un peu de leur périple, ils sont passés en guinée, et ils nous confirment que les routes sont difficiles.

On ira donc au Mali directement.

Samedi 2 février, Dimanche 3 février 2013

Je récupère doucement, le médecin du raid vient me voir et confirme le traitement prescrit par le centre médical. Il me donne encore des médicaments supplémentaires.

Dimanche, ça va beaucoup mieux et l’envie me pique de faire le ménage à fond. Désinfection complète du CC, nettoyage dans les coins.

Ouf, c’est mieux. Enfin notre maison est de nouveau propre.

Et nous avons donné le linge à laver. Quel spectacle de les voir laver en rythme, courbées en deux, les mains dans de grandes bassines, le tout dans une odeur de lessive et des grandes casseroles d’eau pour bouillir le linge très sale.

Et ceci, elles savent laver, tous les jours elles ont tous les draps, les serviettes de toilettes, les nappes à laver. Le camp changeant tous les jours de clients. Ici, ça bosse dur.

ET le soir, le linge revient fraîchement repassé, sentant bon la lessive.

Le rêve.

Lundi 4 février 2013   185 km en 4 H ; 24° à 38°

Départ vers Kedougou. Mais avant, je dois retourner au centre médical pour une visite de contrôle. Durant le WE ils ont eu une case qui a brûlé, le feu allumé de l’autre côté de la route ayant atteint leur côté. Il faut dire qu’ici ils pratiquent beaucoup l’écobuage mais je ne sais pas si c’est toujours volontaire, en tout cas ça dégénère souvent !

Ma santé va mieux, il me donne encore une sorte de vermifuge ! et on prend la direction de Kedougou où nous voulons refaire quelques provisions.

En effet, depuis Tambacounda il n’y avait plus aucun magasin, seul les femmes au bord de la route qui vendent 3/4 bananes. Je n’ai pas vu de légumes frais depuis Saly mais je n’en verrai pas plus et on se rabat sur les conserves.

A côté du magasin, il y a un frigoriste et Patrick va voir avec lui si il peut réparer notre frigo qui nous a lâché samedi.

A priori l’homme connait son art et au bout de 2 heures, ça a l’air de fonctionner. Il nous indique une auberge qui accepte les campeurs.

Mais le frigo n’a pas tenu et est à nouveau en panne. Même pas 2 mois en marche continu et c’est foutu. Et vraiment au mauvais moment. Avant la Namibie ou l’Afrique du Sud, on ne pourra pas en trouver un de rechange ! La grosse poisse. Il va falloir courir tous les jours pour trouver de la glace, parce qu’avec 36 ° l’eau est imbuvable, elle est trop chaude mais surtout on ne peut plus rien conserver.

11. Delta du Saloum

Samedi 26 janvier 2013   22° à 29°

Petite journée tranquille, en plus on peut faire faire la lessive. Que demander de plus.

Ballade sur la plage direction le village – trois heures aller et retour -. Au campement le babouin a été rattrapé et ne viendra donc pas nous embêter. La petite femelle se promène encore mais se cache.

Dimanche 27 janvier 2013 22° à 29°

Tranquille encore, petite ballade de l’autre côté vers Mbour, à gauche sur la plage, hier c’était à droite.

Au retour, des nouveaux sont arrivés, des NL en camion Mercedes. Ils sont remontés depuis la Namibie.

Intéressant, puisqu’ils ont fait la route que nous voulons faire mais dans l’autre sens. Nous échangeons donc les informations, enfin nous prenons surtout les leur.
Arrivent aussi les 2 italiens déjà croisés à Saint Louis.

Lundi 28 janvier 2013  83 km en 4H ; 18 à 30°

Direction le sud vers le delta du Saloum, à environ 30 km. La route jusqu’à Joal est relativement bonne et goudronnée mais ensuite c’est une piste en latérite avec tout ce qui va avec : poussière, bosses, trous. on avance à une moyenne de 20 km/heure.

A un moment on pense devoir sortir de cette route pour prendre une plus petite piste. Nous nous retrouvons au milieu du petit village africain avec les maisons serrées, on ne peut que tourner en rond et difficile de retrouver une sortie, surtout dans le bon sens. On pense avoir trouver la petite piste, mais au bout de plusieurs essais on revient sur nos pas et on demande. En fait, il fallait rester sur la piste de départ. Encore une fois entre mes cartes sur l’ordi et la réalité il y a un monde ! Mais le co-pilote s’améliore…

Encore un peu de piste, ce qui donne envie au lanterneau de tomber ! et nous arrivons enfin au camp Djijack à Palmarine.

Bof, pas le pied, les maisons gîtes sont bien mais pour camper c’est à côté des ordures. On va d’abord faire un tour sur la plage et quelques centaines de mètres plus loin, d’autres petites maisons au bord de la plage, on demande au gardien, au vérifie l’accès, etc… c’est OK on va déménagé.

Les 2 italiens Georges et Richard, arrivent également au Djijack mais nous suivent vers l’Eden.

Nuit bercée par le bruit des vagues.

Mardi 29 janvier 2013  12 km en 0h30 ; 30°

Comme d’habitude, on déménage. On part un peu plus au sud vers Djiffer, à un pointe donnant dans le delta du Saloum. Mais bof, le village est franchement crade, vraiment limite. Je pense que c’est la première fois qu’un endroit me dégoûte autant mais le petit camp où nous sommes va bien pour une nuit.

On dîne à l’auberge et soirée tranquille.

Mercredi 30 janvier 2013   165 km ; 30° à 36°

Aujourd’hui promenade en pirogue dans le delta avec visite d’un visite sur une île du delta.

Puis, après déjeuner, nous prenons la route direction Kaolack et pourquoi pas Tambacounda.

Re-piste dans le sens inverse, puis nous retrouvons le goudron. Mais quel goudron. Des trous partout, et pour les éviter toutes les voitures et tous les camions zigzaguent sur la route, que ce soit devant, derrière ou en face de nous. Et ceci, sur 30 km.

Le paysage change et devient plus dense et haut. Les gens également, le fleuve Saloum est encore présent et il y a beaucoup de marais salin. On voit, au bord de la route, les sacs de sel à vendre.

On commence également à voir beaucoup de camions maliens qui se rendent au Sénégal pour chercher les marchandises nécessaires au pays.

Petit bivouac ce soir.

10. Douanes de Dakar – Notre 8e épreuve des 12 travaux d’Astérix

Vendredi 25 janvier 2013

Aujourd’hui nous prenons le taxi pour aller à la douane à Dakar y faire remplir notre CPD.

Notre chauffeur s’appelle Aruna et nous profitons des 85 km à faire par discuter un peu de la façon de vivre des Sénégalais mais surtout il veut parler politique, c’est vraiment leur truc, au point de te demander très directement pour qui tu as voté, et ceci, sans prendre parti, en respectant tes opinions mais en exprimant les siennes. Et cela reviendra dans toutes nos conversations avec des autochtones.

Après 2 heures de route, l’entrée de Dakar nous fait apprécier le fait de ne pas être avec l’Iveco. ceux qui connaissent comprendront. Nous rejoignons la place de l’Indépendance où se trouvent les bureaux de la Douane et demandons M. Dieme, le commandant dont Jean-Paul nous a donné les coordonnées.

Le garde nous envoie au deuxième étage où on nous indique la porte du bureau de M. Dieme, nous toquons, pas de réponse, nous re-toquons, toujours rien, on appuie sur la poignée, c’est fermé à clef, il est absent. Flûte !!!

On décide d’attendre une demi-heure, trois quart d’heure et d’aviser ensuite.

Les bureaux administratifs en Afrique ne valent pas les notres, c’est souvent très vieux, en mauvais état, le matériel de bureau est minime et la plupart des opérations se font manuellement. Ce qui fait des tonnes de papier, que nous voyons, reliés en paquet par des ficelles et entreposés dans les couloirs et dans tous les recoins. Je n’aimerai pas devoir retrouver quelque chose. La comptable qui est en moi est choquée !

Mais on attend toujours alors que des gens vont et viennent mais dans d’autres bureaux.

Au bout d’une demi-heure, je descend demandé au planton à l’entrée si c’est bien M. Dieme qui s’occupe des CPD. C’est le cas, je remonte, mais après 5 mn je vais dans un autre bureau demandé si ce n’est que lui qui s’occupe de ça.

Et là, oh miracle, il me répond qu’en fait ils sont 2 M. Dieme à l’étage et que c’est lui qui s’en occupe. Tiens donc ! Il nous amène dans le bureau du chef qui nous fait nous asseoir et nous délivre une petit « leçon » pourquoi on a fait un passe-avant, il fallait faire tamponner le CPD directement à Rosso,etc… mais qu’ils allaient faire une exception parce qu’on étaient là. On écoute gentiment et on attend la suite.

Et la suite, c’est se rendre aux Bureaux de la Douane au Môle 2 du port, c’est là-bas qu’ils s’en occupent. Merci Monsieur et au revoir.

Aruna nous récupère et nous conduit au môle 2 où il rentre avec nous au cas où un interprète (ou un local)  serait utile, mais aussi il est content d’apprendre comment ça marche pour pouvoir guider d’eventuels futurs clients. Futé le chauffeur !.

Le planton nous envoie au troisième, nous expliquons à un employé ce que nous voulons. Il nous demande les papiers nécessaires : passeport, passe avant, carte grise, CPD et nous le suivons vers un autre bureau où sont installés 2 douaniers en uniforme, très apprêtés, chemises bien repassées, classe quoi. Celui qui hérite de notre dossier, nous dit de prendre place avec les autres personnes qui attendent. Entre-temps Patrick repart avec le premier fonctionnaire pour faire des copies et moi je reste à attendre. Le douanier qui a hérité de notre dossier et de quelques autres, a l’air de mettre la machine administrative en marche. Cela vaut l’observation :

  • il remplit une feuille de demande de tamponnage de CPD
    • il le fait pour 5 dossiers
    • il reprend en main les cinq dossiers et en refait un tas
    • il les inscrit dans un cahier
    • il donne le tas des 5 à sa secrétaire qui les tamponne (assise à un coin de son bureau à lui sur une surface de travail de 20 cm sur 20 cm et 1 stylo et 2 ou 3 tampons devant elle, une enveloppe par terre pour ranger l’argent de ceux qui doivent payer quelque chose et un petit « meuble » en fer où elle range ses ustensiles entre chaque paquet de 5 dossiers)
    • elle lui en refait un tas qu’il glisse dans son cahier puis il se lève pour sonner à la porte du Chef qui dispose d’un ouvre-porte ; puis après 5 min il revient avec le paquet
    • il ouvre un autre cahier ou il inscrit les 5 dossiers et les rend à la secrétaire qui les retamponne (2 tampons) qui ensuite lui les rend
    • enfin, ils les glisse dans le cahier et appelle un des jeunes qui est assis en criant « Section 10)

Tout le monde a suivi ? Moi je me suis bien amusée et il s’en est rendu compte.

Quand le jeune passe la porte avec les dossiers, il me regarde et me dit : alors… qu’est ce que tu attends, tu as bien vu que ton dossier est dans le tas, suis le …. le tout gentiment.

Je le remercie et je suis le coursier à qui je demande la suite des opérations. Et la suite est que quelques  bureaux sont encore à franchir mais c’est en cours. Génial.

Ayant retrouvé mon homme, nous redescendons donc au RDC où nous devons attendre, notre dossier étant dans au Secrétariat Général.

Étant assis dans un carrefour de couloir, nous observons le mouvement semblable à une fourmilière. C’est un éternel va et vient, ils montent et descendent les escaliers, rentrent et sortent des bureaux, vont d’un couloir à l’autre. Et les clients font la même chose et des jeunes viennent livrer à manger et à boire car l’heure de la pause approche… est-ce qu’il ferme ???????

Enfin notre dossier ressort du Secrétariat. On suit notre guide qui nous amène devant un autre bureau, il rentre et nous attendons dehors. Il ressort, nous dit d’attendre, et repart. Nous attendons donc dans ce couloir qui mène à la cantine. Du coup, vu l’heure, il y a vraiment du passage, on se fait même inviter si on veut partager leur repas. Mais bon, on préfère attendre notre papier.

Après 30 min le bureau s’ouvre, on peut entrer. Et bien sûr s’asseoir, dire où on va etc et enfin, d’une belle écriture, il commence à remplir notre Carnet. Je crois que nous retenons tous les deux notre souffle, ne pas crier victoire trop tôt. Mais tout se passe bien et après tampon et signature, bon voyage Madame, Monsieur et au revoir.

Notre guide nous raccompagne sur le pas de la porte et nous sert la main.

YES, Nous l’avons fait, et tout seuls, en seulement 3 heures. Miraculeux.

On retrouve notre chauffeur et après quelques péripéties dans un centre commercial, qui est devenu un centre de bureaux en 2 ans tous les magasins ayant fermés, nous décidons que nous en avons assez de cette ville et retournons à Sally pour y faire des courses. Aruna s’étant démené pour essayer de nous trouver une cafetière italienne (Patrick ayant mis la notre sur le feu sans eau – le joint n’a pas aimé) sans succès, mais en ayant trouvé une au « supermarché » à Saly, nous lui la donnons. Très content, il dit qu’il va trouver le moyen d’avoir un joint, étant très débrouillard. Il repart content et nous également, 35000 CFA  pour la journée ce n’est pas cher.