9. En route vers Dakar

Jeudi 24 janvier 2013

La décision de partir vers Dakar a été prise et nous voilà en route. les Italiens nous ont donné les coordonnées GPS d’un camping mais il s’avère trop loin de Dakar. On cherchera en route. La route sera longue, environ 260 km et surtout très très chargée…

Nous comprenons mieux maintenant pourquoi il valait mieux ne pas prendre la route hier. En effet, le 23 ils fêtaient la naissance de Mahomet  et se rendait en pèlerinage à Tiavouane, en plein sur la route de Dakar. Et de Saint Louis à Tiavouane, nous avons croisé tous ceux qui en revenaient : des taxis-brousse surchargés, des bus plus que pleins, des pick up avec des monticules de gens (de loin impossible de deviner si c’est des marchandises ou des humains) et à partir de Tiavouane (fermée à la circulation et la déviation passe par des pistes ou des similis routes). après quelques km de cette déviation, nous sommes maintenant dans les files des véhicules qui eux repartent rejoindre Dakar.

Et les bouchons commencent, des km, des heures ; tous les 500 m un gendarme arrête la circulation d’un côté pour que l’autre circule sans trop de problèmes, il faut dire qu’il y a beaucoup de camions en panne au bord ou sur la route, de voitures qui s’arrêtent, d’autres qui font des écarts pour éviter les trous.

Et, tout le long de ces routes, des groupes de femmes qui vendent de l’eau en berlingot (encore du plastique), des mandarines, des citrons, empaquetés par 5 dans un sachet, des cacahuètes… et ceci sur des dizaines de km.

Après le carrefour de la route menant à Dakar, nous prenons vers le sud.

Pas la peine d’aller à Dakar aujourd’hui, il faudrait des heures pour y arriver et de toute façon il n’y a pas d’endroit pour se poser.

Arrivés vers Popenguine, nous demandons s’il y a un camping dans le coin. On nous envoie à Saly, 30 km, à l’hôtel Espadon où on pourrait se garer. Mais ils refusent. Le concierge nous envoie sur un parking « sécurisé ». Normal, il y a une banque sur la place.

A peine pied à terre, « bienvenue au Sénégal » on est marqué au corps par un black qui nous sert le baratin habituel « vient dans ma boutique, juste pour le plaisir des yeux, c’est gratuit, etc… la seule chose de bien c’est qu’on achète enfin une carte SIM du pays, mon portable a de nouveau du réseau et cela va nous servir sous peu…

De plus en plus de mecs nous collent, et un mal de tête persistant vient à bout de ma patience. Et je pète une pile et j’engueule tout le monde. Du coup ça va mieux, ils nous laissent enfin respirer.

Ayant repéré un bar avec Wifi, on y va et recherchons s’il y a un camping dans cette ville très « française » mais surtout avec hotels et villas.

On trouver la ferme de Saly, tenue par Jean Paul, un français installé au Sénégal depuis 40 ans. Après un coup de fil et des explications pour le trouver (pas inutiles !) nous voilà devant le portail de la ferme. En fait une auberge de paillotes, gîte rural, les seuls animaux restant étant 3 pythons, 1 babouin, 3 autres singes, 2 chevaux et un âne. Les gîtes ne sont plus trop utilisés, il a construit juste en face un immeuble avec des appartements dont il a vendu une partie et gardé l’autre pour la location.

On fait plus ample connaissance lors du repas puis dodo.

Demain, direction les douanes à Dakar. on a commandé un taxi pour y aller (85 km un chemin)

8. Saint Louis

Mardi 22 janvier 2013    25 km en 1h30 ; 31° à 32°

On décide de rejoindre le Zebrabar camp un peu plus au sud de Saint Louis, celui sur la langue de Barbarie n’étant pas fait pour les véhicules. Mais au bout de quelques centaines de mètres, j’entends un drôle de bruit, comme des suspensions qui grincent ! Je vérifie dans le rétro et je remarque la roue arrière (celle du plat) qui fait un huit ; les boulons ont du se desserrer. Patrick  descend vérifier, effectivement. Je reste dans la voiture et lui sort le cric, monte le minimum nécessaire et resserre les boulons. Tout cela au milieu de ce bazar, des piétons, des carrioles, des camions de poissons. en 5 min c’est fait mais les gamins ont eu le temps de venir nous embêter.

Encore quelques centaines de mètres et on ressort de cette partie de la Langue de Barbarie faisant office de port, où le poisson est débarqué des bateaux et chargé dans les camions frigo, enfin , rempli de glace. Un joyeux et odorant bordel, l’Afrique…

On trouve assez facilement le zebrabar, tenu par des Suisses depuis 17 ans, le coin est sympa mais il n’y a pas internet, tant pis.

Zebrabar
Zebrabar st Louis

Avant de partir de Saint Louis, on est allés à la Douane pour notre passe-avant, d’abord sur l’Ile puis au nord de l’ile, comme toujours d’un bureau à l’autre.

Et le douanier (en chef ?) nous informe qu’il ne peut pas prolonger notre papier, qu’il y a de nouvelles directives, mais qu’à Rosso ils n’ont pas dû les lire, bref il faut aller à Dakar, et dans les 24 h !!!

Après avoir fait notre lessive, dîner au camping et discuter avec les propriétaires, nous décidons de partir le lendemain pour nous approcher de Dakar.

On arrivera toujours pas à se poser pour quelques jours mais bon, c’est le jeu…

Mercredi 23 janvier 2013

Après avoir fait un ménage minimum, vérifie les boulons et l’huile, on est prêts à partir vers 11 H. Mais ils viennent nous prévenir que c’est un jour de fête et que la circulation est déconseillée, tout le monde se dirigeant dans les environs de Dakar pour se rendre à un rassemblement.

Alors on reste, on trouvera une excuse pour le retard à la douane, on va pas se laisser em…der.

On en profite pour faire une ballade en pirogue, le camping se trouvant dans le parc Naturel de la Langue de Barbarie, où les oiseaux sont légion.

Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie côté mer
Langue de Barbarie côté mer
Langue de Barbarie côté mer

Suite à une discussion avec des Suisses italiens, qui reviennent de Guinée, et suite au retard que nous avons pris (il faut faire attention à cause de la saison des pluies qui va arriver) nous décidons de faire l’impasse et de ne pas y aller. Dommage, mais : nous n’avons pas le visa, les routes sont très mauvaises (20 km en 1 journée !) et il y a pas de mal de typhoïde (eux l’on eu et pourtant ils sont très attentifs, ils rincent tout dans une eau javellisée). C’est beau mais très difficile. Mais il faut qu’on puisse se renseigner sur la situation au Mali pour voir quelle route prendre. Et pour cela, il y a soit la radio et aussi internet.

7. Vers le Sénégal

Lundi 21 janvier 2013   307 km en 10 H ; 24° à 30°

On prend la direction de Rosso vers la frontière avec le Sénégal. Pas trop de contrôle aujourd’hui, sur 200 km on a seulement distribué 3 fiches. En progrès…

Et notre premier ensablement ; après avoir pris un grand trou, on s’arrête sur le bas côté pour vérifier ce qui est tombé et… plus moyen de repartir, le sable était mou. Des habitants sont venus nous aider et après 20 min on repart, nickel.

Vers 14 H 30, nous arrivons à ROSSO.

Patrick ayant un mauvais souvenir de son précédent passage, nous avons décidé de prendre la piste qui va vers Diama où le poste frontière mauritanien serait plus calme. Mais il faut la trouver.

Lors d’un contrôle de douane 3 km avant, le douanier a pris contact avec un de ses amis assureur pour nous permettre de prendre l’assurance. Patrick lui parle au téléphone et RDV est pris avant le carrefour de la piste. Arrivés sur place, « l’assureur » nous explique que le bac de Rosso a changé. Maintenant ils ont mis un portail qui est fermé avant l’entrée au port, il est ouvert que sur demande. Ce qui fait qu’il y a moins de monde qui traine et qui harcèle les gens. Notre « assureur-guide » prend les choses en main (forcément) et nous emmène tamponner nos passeports, chercher le douanier, prendre le billet pour le bac et faire du « zèle » auprès de celui qui décide de l’ordre d’embarquement des véhicules. Tout cela nous prend quand même 2 h 30 mais le temps passe entre l’observation de ce qui se passe et entre les conversations avec les autres qui attendent ou le sous-chef douanier un peu dragueur et qui aurait bien aimé un petit cadeau. Il s’est contenté d’un stylo. Un autre sur la route avait été ravi du journal marocain  que nous lui avions offert – » c’est un beau souvenir ».

La traversée est rapide et nous voilà de l’autre côté où, nous le sentons bien, nous avons enfin mis les pieds (d’abord les roues) en Afrique.

Notre guide nous a accompagné – pour terminer son travail de ce côté – et nous reprenons le coup de tampon sur le passeport et le passe-avant pour la voiture (nous n’avons pas utilisé le CPD – mais nous aurions dû !). Passe-avant que nous pouvons prolonger à Saint Louis. En effet, une nouvelle directive oblige à se rendre à Dakar dans les 48 heures pour faire prolonger le passe-avant aux Services des Douanes du port. Mais on nous dit que c’est maintenant possible à Saint Louis.

A quelques 300 m des bureaux de la frontière, il y a la barrière des douaniers. Mais avant de la franchir nous avons droit à la fouille du véhicule. Plus de curiosités qu’autre chose, ils nous disent d’ailleurs que la voiture est très belle.

Bref, au bout de 3 h 30 et allégés de quelques billets, nous voilà au Sénégal.

Franchement, c’était rapide

On roule vers Saint louis qui est encore à 95 km. Arrivés en ville, on s’oriente facilement, Patrick étant déjà venu et le centre ville étant séparé en 3 si on veut : une partie sur le continent, l’Ile que l’on rejoint par un grand pont, et la Langue de Barbarie que l’on rejoint par un petit Pont. C’est sur cette troisième partie que nous allons. En effet, Patrick se souvient du camping où il était la dernière fois.

Mais pour le rejoindre, il faut traverser le quartier des pêcheurs et ses rues étroites pleines de gens, de gamins et d’échoppes et traverser ensuite les camions frigo dégoulinants (de quoi on ne sait pas, c’est plutôt rouge !) ce qui crée de vrais marres d’eau (d’ailleurs pour ne marcher dans cette…, la plupart  des femmes se déplacement en carrioles tirés par des chevaux). Puis nous passons entre les autres camions garés le long de la mer et le mur du cimetière des marins, tout cela en devant rentrer le rétro sinon ça touche. Au bout d’une vingtaine de minutes nous arrivons enfin au camping. ET ON A FAIM, on a rien mangé depuis le petit déjeuner.

6. Mauritanie

Samedi 19 janvier 2013  466 km en 8h ; 23° à 27°

On prend la route direction Nouakchot avec l’intention de faire la moitié de la route, cool. Mais on avance bien, tout roule et en fin de compte on s’arrête 15 km avant au Camping Les sultanes qui se trouve en bord de plage. On va essayer d’éviter de rentrer dans les grandes villes de nuit, c’est un peu compliqué. Petit resto et dodo. On rencontre des français, lui a fait des courses voiture, notamment Les 3 Epis qu’il a gagné quelque fois. (à l’attention de Daniel, il s’appelle Debias).

La route est toujours pareille, goudron (à peu près) dunes et cailloux. Sans oublier les contrôles, encore une dizaine de fiches aujourd’hui.

Dimanche 20 janvier 2013  25 km en 2 h ; 27° à 30°

On part tard, besoin de respirer de l’air pur et de faire un peu de ménage avant d’affronter Nouackchott où nous avons décidé de nous rendre à l’auberge Menata (qui selon le Guide du Routard est un coin de verdure dans la ville.

En rentrant dans la ville, voilà le spectacle de la rue, photo prise en roulant (comme beaucoup d’ailleurs !)

Nouakchot
Nouakchot
marché nouakchott

Après avoir tourné en rond comme d’habitude – mais il y a des panneaux de rue de temps de temps ou au moins le nom du quartier, et nous avons un petit plan de la ville sur la carte du pays – et avoir demandé 2 ou 3 fois notre chemin, nous  trouvons enfin cette auberge qui se trouve dans une petite rue en sable (peu de routes sont goudronnées à Nouakchott, seules les principales.

C’est Sympa, ombragé, il commence à faire chaud, environ 30 °, et vert mais mieux vaut ne pas se servir des sanitaires, comme souvent. Nous avons les nôtres et franchement c’est pratique.

Nous y rencontrons un couple de Hollandais qui habitent au Colorado et qui ont fait les principaux intérêts de la Mauritanie soit Atar et Chinguetti. Ils se rendant également au Cap mais à un petit rythme, ils ont 2 ans devant eux. Ils sont partis en octobre de Hollande et sont donc en route depuis (www.dumatravels.blogspot.com)

L’après-midi nous prenons un taxi pour aller visiter le port …

… où nous assistons au débarquement du poisson des bateaux, de leur chargement dans les 404 toutes pourries – au cours duquel il y en a un qui trie et jette sur le sable les poissons abîmés, qui sont de suite récupérés par des femmes qui, je pense, vont les vendre moins cher dans leur quartier, mais d’autres sont débarqués pour être emmenés à la criée et dans le local de surgélation. Puis les marins mettent les bateaux à terre, à la main, en les poussant sur des billots de bois, ou des longues bouteilles de gaz vides, qu’ils déplacent au fur et à mesure de leur avancement, lent car la plage remonte.

Nous passons à l’atelier de découpe où nous achetons du poisson pour le dîner. l’atelier ne correspond pas tout à fait à nos standard, mais difficile d’avoir du poisson plus frais que ça. Il vient d’être pêché ! et pour un prix défiant toute concurrence : 1000 UM le kg soit 1.75 € !!! et des filets !!!!! c’était très bon.

Début du chargement
Fin de chargement quelques temps après

Il faut aussi noté que Patrick a fait la lessive, à la main, quel homme !!

La ville n’étant pas propice au repos, même si c’est calme à l’auberge, nous décidons de continuer notre route le lendemain pour rejoindre Saint Louis, il nous faut affronter les frontières.

Et la route
Le début du train
le premier milieu
le deuxième milieu
et la fin du train
auberge de tente Keïma
mosquée de village
Camping Les Sultanes 15 kms de Nouakchott (sur la plage)
Nouakchot
Nouakchot
Nouakchot
Comment faire une 4 voies d’une route à 2 voies

5. Vers la Mauritanie

Vendredi 18 janvier 2013    425 km en 8 H 30 ; 13 °à  25°

Aujourd’hui départ prévu tôt. Après une nuit très venteuse, on se lève à 6 H 30 et on arrive à partir vers 8 h 50. Il faut dire que le plein du réservoir d’eau a mis du temps, le débit du robinet étant vraiment minime.

Les pneus gonflés à bloc, les caisses à outils les plus lourdes déménagées dans la cellule et bien sanglées (Patrick a bien bricolé), le compresseur réparé (la cosse s’était cassée suite aux vibrations) nous prenons la route, bien décidés à atteindre notre objectif : Nouadhibou en Mauritanie.

Toujours la même route, la côte d’un côté avec sable et dunes de cailloux, dunes et cailloux de l’autre côté.

La route entre Dakhla et Nouadhibou…
Et toujours la route

 Nous arrivons à la frontière Maroc/Mauritanie vers 14 H 30 et devant nous une queue de 40 voitures, un groupe d’une trentaine de 4 x 4 qui partent pour un raid viennent d’arriver. L’attente commence… mais 2 heures plus tard c’est notre tour et la ronde habituelle commence. D’abord faire tamponner le passeport, puis aller à la douane, puis avancer et passer le contrôle de la Gendarmerie, tout ça pour sortir du Maroc.

avant nous il y a 30 voitures et 2 heures d’attente

Puis c’est un no man’s land, une piste de 3 km entre les deux frontières, La zone, des épaves de voitures désossées partout, des cadavres de TV, du plastique et des déchets partout. vraiment la zone.

Enfin on arrive à la frontière mauritanienne où on recommence : tampon sur les passeports, douane avec paiement d’un passe-avant pour la voiture, d’une assurance véhicule obligatoire. Mais tout ce passe relativement rapidement, une personne étant là pour nous guider et empêcher que les « aides » nous accostent.

Nous poursuivons notre route vers Nouadhibou où nous arrivons vers 17 H 30.

Le choc ! des voitures, des vélos, des piétons, des mobylettes, des ânes, des chèvres, des camions, des charrettes, tout cela sur la route, roulant, marchant, broutant le plastique, le tout d’une façon anarchique. Complètement dingue. Et bien sûr, nous n’avons pas de carte, juste l’emplacement – à peu près – d’une auberge.

On tourne, on tourne et après avoir demandé notre chemin à un policier, nous trouvons l’auberge de la Baie des lévriers (chez Ali) auberge mauritanienne soit des chambres, des Kaïmas (grandes tentes avec des tapis où on dort) une cuisine et des sanitaires. Le tout propre, dans une cour en sable ratissé. Vraiment bien et en pleine ville. (quand même en face de la mairie) et même du Wifi non sécurisé à capter. Nickel.

Ali nous emmène faire des courses, d’abord au port chez les pêcheurs pour acheter des gambas puis en ville pour le pain et quelques légumes. Tout va bien quand on a un guide.

Les Mauritaniens sont les rois des bosses dans les voitures, ils conduisent vraiment anarchiquement, se rentrent dedans sans problèmes, c’est presque naturel !

4. Recherche du premier garage

Bivouac au milieu de rien

Jeudi 17 janvier 2013  165 km en 4 H 00 ; 13 ° à  25°

On continue notre route vers Dakhla. On a augmenté la pression des pneus et du coup ça va beaucoup mieux (à étudier).

La route est toujours la même, traversant quelques villages qui ont l’air abandonnés. Les contrôles de police se suivent mais on a nos fiches et ça va bien, ils sont contents.

Attention dormadaires vivants
Baie de Dakhla

En arrivant dans la baie de Dakhla, vue magnifique sous un beau soleil, on aperçoit de plus en plus de camping-cars, soit par 2 ou 3, soit carrément « en village ».

En arrivant en ville, on se met à la recherche d’un garage pour monter notre pneu de rechange sur la jante. Comme d’habitude, le meilleur moyen de trouver… est de demander. Après quelques temps, on s’arrête devant un petit garage (ils doivent juste faire des vidanges, ça doit s’arrêter là) et on demande s’ils changent les pneus. Ils regardent et disent que oui… Bof ! A 3 ou 4, dont un doit être le fils du patron et être là juste pour surveiller les ouvriers, et Patrick qui met son super bleu de travail, ils démontent le pneu éclaté. Il faut surveiller ce qu’ils font, repérer comment c’était monté parce qu’ils n’ont vraiment pas l’air de savoir. Juste le fils du patron, plus intelligent, qui pose tout à côté de lui dans l’ordre du démontage et dans le sens dans lequel c’était monté. Un bon point pour lui.

Heureusement qu’on a emmené notre matériel car ils n’ont rien, pas de démonte pneu, à peine à compresseur qui marche quand il veut, ils doivent tenir les tuyaux ensembles à la main, pas de clé pour dévisser les boulons, bref RIEN. Le remontage se passe bien mais la roue ne veut pas se gonfler totalement, le joint tubless n’a pas l’air étanche. Au bout d’un quart d’heure, il y en a un qui a l’idée de la gonfler debout et pas couché, et ô miracle, ça fonctionne. Il aura fallu 2 heures…

Mais maintenant on sait que l’on pourra se débrouiller tout seuls !

On continue pour essayer de trouver un pneu de rechange, au cas où, et un peu plus loin on en trouve un de même taille, pas trop abîmé. On l’achète pour 650 Dh (cher vu l’état mais ça peut toujours servir).

On ressort de la ville pour aller au camping repéré sur la route. Il y a beaucoup de monde, c’est assez crade mais impossible de bivouaquer ici, il faut faire de la lessive, remplir l’eau, un peu d’intendance quoi.

Dakhla est très courue pour le kyte-surf et les gens viennent ici pour quelques mois, il y a de gros CC, ils ont des quads pour se déplacer et faire les courses.

Je passe 2 heures à faire le linge, on l’accroche en se disant que vu le vent, il sera sec rapidement. mais en bord de mer c’est vite humide. Aussi vers 19 H 30, on décide de le rentrer mais il est encore tout mouillé. Heureusement, le système D ça nous connaît et voilà la cabine changée en étend-linge !

Notre sèche linge intérieur

3. Traversée du Maroc et 1e crevaison…

Lundi 14 janvier 2013 – 452 km en 7 H 15 ; 16 ° à   20 °  

Nous quittons Marrakech direction Agadir par l’autoroute puis la RN1 direction plein sud. Des km, des km, à part ça rien de spécial sur la route. La nationale traverse des déserts de sable et de pierres en longeant la côte, le paysage est toujours le même. C’est monotone et en même temps cela ne l’est pas ! Le « nulle part » rendrait philosophe ?

Arrêt pour la nuit à Guelmim, sur le parking d’une station service. Il faut dire que sur la route cela devient difficile, les accès aux abords sont des fois compliqués et pas toujours possible. Et en ville, à part la route principale, il n’y a pas grand chose. Donc on fait au plus simple.

Mardi 15  janvier 2013 –  480 km en 8 H ; 16 ° à  22  °

Après une nuit un peu bruyante mais malgré tout reposante, un petit déj et une toilette rapide, on reprend la route de la côte par Tan Tan, Tarfaya puis direction Laâyoune. Après Tan Tan on s’arrête déjeuner au bord d’une falaise avec vue sur l’océan déchainé. Au passage, on s’arrête vers Sidi Akheffi où il y a d’énormes marais salants. On continue toujours direction Laâyoune. Le plein est fait à 6 dirrhams le litre (environ 55 centimes). On remplit tout !

Nous nous arrêtons pour la nuit après avoir pris une piste menant vers la côte, piste utilisée par les pêcheurs, nombreux dans le secteur, qui permettent de rejoindre leurs « cabanes » ou tentes le plus souvent.

Une nuit au calme et loin de tout.

Entrée de Tan Tan

PS : à l’entrée de Laâyoune, contrôle de police, on donne des fiches de renseignements (quelle bonne idée d’en avoir imprimée en avance), à la sortie de la ville re-contrôle et après 500 mètres, un radar : Patrick s’est fait flashé, il fallait que ça arrive ! Le policier lui dit qu’il courre ! Mais il était sympa et laisse tomber. Je contrôle avec Touratech , il était à 74 km/heure et la limite était de 60. Sans appel !

au milieu de nulle part
quelques cc dans les dunes
pause déjeuner
Marais salants
Marais salants

Mercredi 16 janvier 2013    345 km en 12 H 00 ; 24° à  28°

Après une nuit un peu bruyante (des cargos en attente au large pour pouvoir rentrer au port de Laâyoune qui est à 10 km) nous nous levons comme tous les jours vers 8 heures (-1 H par rapport à la France) Objectif du jour Dakhla.

Les contrôles de police, gendarmerie ou douane sont de plus en plus fréquents, surtout depuis que nous sommes dans le Sahara occidental. D’où l’intérêt de préparer des fiches de renseignement pré-remplies. Seulement, maintenant il faut également y ajouter le date d’entrée, le numéro de police et la destination.

Comme le jour précédent, nous nous arrêtons sur la falaise au bord de l’océan pour déjeuner.

Nous avons repris la route depuis 1 H/1 H 30 quand soudain le CC se met à tanguer, à vibrer et à faire du bruit, un pneu à éclater !!! On arrive à se mettre sur le bas côté (sable et pierre) et nous voilà partis pour changer notre premier pneu… Entre le recherche du matériel, le écrous qui ne veulent pas s’ouvrir et j’en passe… au bout de 2 heures nous voilà repartis.

Au bout de 10 km, on s’arrête pour voir si tout va bien… le pneu est bouillant (mais pourquoi ??) on continue encore 10 km, toujours bouillant. Et ainsi de suite, rouler, s’arrêter, contrôler. Mais on avance, doucement mais sûrement.  On le gonfle à 4.1 et du coup cela va mieux.

La nuit n’étant pas loin, on cherche un endroit où s’arrêter. On prend une petit piste et on se cache derrière de grandes dunes, loin de la route. Ce sera parfait.

Pour se changer les idées, on va se promener vers la mer mais elle est un peu plus loin qu’il nous semblait. Nous avions pris une lampe de poche mais en retournant vers la voiture on se dit qu’il faudrait laisser une lumière allumée pour repérer la voiture de loin. Mais elle est blanche et on la voit encore bien.

On en oublierait les petits soucis de santé à Patrick. Il va mieux, ça dégonfle, il a juste mal à la gorge. Mais à Boujdour, sur la route, on a acheté des citrons (1 Dh le citron !) et un presse fruits.

On est vraiment au sud, au milieu de nulle part, les gens sont de plus en plus pauvres, les femmes de plus en plus voilées, si pas cachées sous des nikabs, mais ils sont serviables malgré un français de moins en moins parlé et de plus en plus difficile à comprendre.

Entrée de Boudjour
picnic au bord de la falaise
L’océan Atlantique
Après crevaison, réparation des tapis de protection

2. Maroc – Premiers visas et premiers soucis de santé…

Lundi 7 janvier 2013

Un bon petit’dej, une bonne douche et c’est reparti. On réfléchit et on revient sur notre route et on refait le chemin différemment. Et au carrefour, après la station essence on voit un panneau Ambassade de Mauritanie. On était à un pâté de maisons ! La queue pour les visas est déjà grande, on prend un formulaire (un seul, il faut aller faire des photocopies) et on va changer de l’argent. Au retour Patrick prend la queue pendant que je cherche un stylo. Il revient vers moi, ils ont fermé la porte, il est 9 H 45. Normalement c’est ouvert de 9 H à 11 H. L’afrique quoi !

Le « placier » de la rue nous interpelle, ainsi qu’un couple d’Autrichiens en Défender et un NL voyageant avec sa fille en Unimog, pour nous expliquer qu’il a ses entrées et qu’il peut  nous avoir les visas pour cet après-midi moyennant une enveloppe forcément. Patrick décide de tenter le coup et à 11 H nous lui donnant tous les papiers. Vers 13 H il revient nous dire que pour aujourd’hui ça ne sera pas possible mais on les aura demain après-midi. On se dit qu’on aurait pû faire la queue le lendemain matin. Mais c’est fait !

Taxi pour visiter la Médina et la khasba. tranquilles

Mardi 8 janvier 2013

Nous avons passé une nuit calme devant l’ambassade. Nos visas devant arriver l’après-midi, nous décidons de nous renseigner à l’ambassade du Mali – qui est à 50 m – sur les formalités à accomplir. Facile, il suffit de remplir les demandes de visa, 2 photos et les passeports et de les déposer avant 13 H pour les avoir à 15 h 30. On prend un taxi pour aller à celle du Burkina Faso. Cela a l’air plus organisé, la secrétaire nous donne les formulaires ainsi qu’une liste de documents à produire, il faut déposer au plus tard à 12 H et on l’a à 14 H. Problème : il faut une lettre d’invitation (que nous n’avons pas) mais à priori le programme du guide prévu pourrait suffire. Re taxi pour retourner au CC où nous imprimons (bonne idée l’imprimante) les programmes du guide.

Pendant ce temps, l’attente continue pour la Mauritanie, plus le temps passe plus on se dit qu’on ne l’aura jamais. Mais enfin, vers 15/16 h ils arrivent. Pour fêter ça les autrichiens débouchent une bouteille de mousseux que nous partageons avec les NL.

Et nous courrons vers le Mali où nous pouvons déposer nos papiers directement à une femme dans un bureau bordélique, qui prend le tout et nous dit qu’on pourra le reprendre le lendemain mais que la personne des « timbres » vient quand il veut (9 H ou 10 h ou plus tard). On verra le résultat demain.

On déplace le CC pour aller dans une rue plus tranquille où nous passons une bonne nuit en espérant arriver à faire les deux ambassades dans la journée du lendemain. Rabat ça suffit !

Mercredi 9 janvier 2013

Au réveil, nous décidons d’aller faire des courses et de passer devant l’ambassade de Mauritanie pour voir la file d’attente. Impressionnant, il y a le triple de personnes que le lundi, nous voyons certaines personnes qui y étaient déjà lundi. Il s’avère que l’on a bien fait de payer le placier. La queue commence à 5 H 30 le matin et sans être sûr de pouvoir déposer !

Vers 10 h  nous allons au Mali pour attendre nos visas. Un attaché nous fait attendre en nous disant que cela va arriver. 1 H plus tard Patrick  va vers le bureau de la femme, plein de monde y discute mais rien ne vient. On nous dit que cela va arriver. On apprend à être patients… on espère surtout que nous aurons nos visas avant 11 h 15 pour avoir le temps d’aller au Burkina.

A 11 h 20 et après leur avoir certifié ne pas avoir besoin d’un reçu nos visas arrivent.

Vite on saute dans un taxi vers l’ambassade du Burkina où nous déposons notre dossier à 11 h 45. La secrétaire nous demande d’attendre le temps qu’elle demande si le programme du guide suffit.L’ambassadeur est au bureau et peut donc lui répondre que cela convient. Ouf, nos visas seront prêts à 14 H

A 14 heures pile nous les récupérons et en route vers Marrakech pour nous poser au camping dont nous ont parlé les autrichiens.

Avec le Tourateq, pas de problèmes énormes, on y arrive vers 20 h 30 et on se pose pour quelques jours, le temps de faire des lessives, le ménage et de se reposer.

336 km  ;  5 H  ;  19 ° 

Jeudi 10 janvier 2013

Au réveil Patrick est de plus en plus gonflé sur le front et un peu l’oeil. Il a dû se faire piquer, cela fait quelques jours que cela l’embête. On va surveiller.

A part ça, journée tranquille, on se met à jour dans la lessive (quelle accumulation en 1 semaine !), un peu de ménage, mise à jour du site (mine de rien c’est du job).

On téléphone à Damien, également propriétaire d’un Xcap et que nous avions rencontré à Roanne lors des portes ouvertes 3C Cartier/Brisebras. Rendez-vous est pris pour le lendemain.

Le soir, après le dîner, les autrichiens nous rendent visite et nous passons la soirée autour d’une bouteille de vin autrichien.

Ensuite dodo.

Vendredi 11 janvier 2013

Au réveil Patrick a l’oeil pratiquement fermé. Il faut vraiment qu’on aille chez un médecin.

Quand Damien arrive il appelle de suite un médecin qu’il connait. Après un café, nous partons en ville et après une courte attente, nous sommes reçus par Samir, un médecin très compétent. Le diagnostic tombe : c’est un zona (dû parait-il au stress ou à une grand fatigue. (Patrick doit être un stressé qui s’ignore ou c’est 25 ans de stress qui ressortent en une fois !)

Après un passage à la pharmacie de garde (aujourd’hui est un jour férié – jour de l’indépendance) qui ne dispose pas de tous les médicaments, Damien nous emmène déjeuner à une station service (elles font station, magasin et restaurant) où nous dégustons de bonnes grillades.

Retour à la pharmacie de la place Jamaâ Lefna où nous achetons les remèdes miracle.

Damien nous ramène au camping où nous faisons encore le tour du CC (de quoi discutent des propriétaires de CC, de CC, d’améliorations a y apporter, des galères rencontrées, etc…

Bref, ce fût une journée sympa.

Dîner léger et dodo avec les poules pour le grand malade.

Demain est un autre jour.

Samedi 12 janvier 2013

L’oeil de plus en plus fermé, Patrick ouvre un oeil (si, si, c’est possible !). Heureusement qu’il a de quoi de soigner. Il dort beaucoup. On va attendre 2 ou 3 jours qu’il aille mieux pour continuer notre route.

Je mets à profit mon inaction pour des séances Skype avec les filles. C’est vraiment sympa de pouvoir se voir et se parler en étant si éloignés. Cela fait du bien de les voir.

Ayant depuis quelques jours un problème de fuite d’eau (ça coule par l’arrière du coffre) j’en profite pour vider le coffre totalement. Une petite piscine, j’éponge, je mets à sécher ce qui est mouillé et j’observe pour trouver d’où cela coule. A côté de coffre technique (gaz, électricité et eau).

Après déjeuner, on enlève la bouteille de gaz et je trouve une petite fuite sur une conduite d’eau. Je resserre, ça ne goutte plus. Mais ça continue de s’évacuer par le coffre, l’eau devant s’être engouffrée sous le plancher. Elle coule peu à peu mais de moins en moins. Je laisse tout dehors pour la nuit. A reverifier demain.

Dodo vers 10 h (qu’est-ce-qu’on dort !) pour un réveil vers 8 h.

Dimanche 13 janvier 2013

Au réveil, ça va mieux, l’oeil à Patrick a un peu  dégonflé, l’oedème commence a descendre. On met un peu d’eau dans un sachet congel et on le met au congélateur. Après quelques temps, il peut se l’appliquer sur l’oeil. Ça soulage.

Je pensais faire un peu de lessive, le grand ménage et une bonne douche dans les sanitaires du camping. Malheureusement, il n’y a plus d’eau. Un problème électrique. Mais que fait l’électricien ! bon, le mien est en vacances…

Après-midi courses au Carrefour du coin. Marrakech est 2 fois plus cher que Rabat. Mais il fallait les faire. Nous n’avions plus d’eau ni de légumes ni de fruits.

De retour au camping vers 17 H 30, toujours pas d’eau, mais ils sont en train de réparer, dixit le gardien, il répète la même phrase depuis ce matin ! C’est pas grave, on a encore 20 % et sinon on ira faire le plein d’eau à une station.

J’espère que l’on pourra partir demain.

Et il faudra que nous revenions une autre fois pour visiter Marrakech !

Devant l’ambassade Mauritanienne Unimog NL de Tom Van den Ham

1. De la maison au Maroc

Mercredi 2 janvier 2013

Comme prévu, nous partons le 2 janvier.

Après le stress des derniers préparatifs vient le stress du départ et des au-revoirs.

Un grand merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir pendant ce moment très particulier. Entre bonheur du départ et tristesse de quitter nos proches (les larmes sont arrivées sur la route, une fois qu’on réalise que l’on est partis).

La petite coupe de champagne a été appréciée et a rendu l’instant plus solennel.

Patrick n’a pas put s’empêcher d’aller peser le camion au silo de Ste  Croix, verdict :                 4 T 980. Bigre !

Après avoir rempli les réservoirs de GO nous voila partis pour notre première journée de route. Tout se passe bien et nous faisons notre premier arrêt pour la nuit à Tavel près d’Orange. On trouve une petite salle des fêtes à l’écart de la route avec un parking sympa. Nuit tranquille.

607 Kms parcourus   Conduite  7 H 30

Jeudi 3 janvier 2013

Nous continuons notre route vers Algésiras en passant par Toreilles où nous faisons notre arrêt déjeuner et nous en profitons pour retrouver la maison qu’avait les parents à Martine sur la plage. Et nous la retrouvons du premier coup. Petite séance nostalgie. Après une ballade sur la plage on repart en direction de l’Espagne. On s’arrête à Hospital de Infante au bord de la plage pour la nuit. Tranquille (même en ville)

 578 Kms parcourus   Conduite  7 H       Température   4° à  15°   

Vendredi 4 janvier 2013

Route vers Grenade par l’autoroute. Rien à commenter. Sortie d’autoroute compliquée, vendredi soir, tout le monde va faire ses courses. Gros bouchons. Nous allons nous garer derrière un Aldi au calme. Après 22 heures il n’a pas plus un chat. Nuit tranquille.

 767  km conduite : 9 H  Température  14° à  18 °  

Samedi 5 janvier 2013

Nous alternons autoroute, route nationale, autoroute gratuite ! jusqu’à Algéciras.

Sur la route nous avons acheté notre billet pour le ferry pour dimanche matin 8 H, sur place à 7 H. Nous déjeunons au Mc Do du coin pour bénéficier du Wifi. Mais le signal est faible et la connexion aléatoire. tans pis.

Nous nous installons dans le village à côté pour être au calme. Et nous découvrons que les Espagnols font un défilé des rois mages pour distribuer ou donner des cadeaux (nous ne sommes pas arrivés à savoir).

Nuit calme.

241 km ;  conduite   3 H 30 ;  Température 0 ° à  14 °  

Dimanche 6 janvier 2013

Lever à 5 H 30 pour un départ à 6 H 30 direction le port et le ferry. Une fois sur place, l’heure d’enregistrement étant dépassée et en regardant de plus près on s’aperçoit que notre billet est pour le lundi 7 et non le dimanche 6 !!!! Mieux vaut éviter de les acheter sur la route.

Renseignements pris auprès de la caisse, il n’y a pas de problèmes pour changer le jour et l’heure. Mais le dimanche, celui à ce tarif est à 13 heures. Nous allons donc visiter le centre d’Algéciras et boire un café. De retour au CC nous travaillons un peu à la mise à jour du site.

Enfin nous retournons au port et pouvons traverser vers Ceuta. Après 1 heure de navigation, nous débarquons en ville et allons faire le plein de GO (1.12 €/litre) et prenons le 3/4 d’eau pour être tranquilles (heureusement).

Le plongeon en Afrique se précise à la douane – des grandes files de voitures un peu dans tous les sens, les gens qui se promènent au milieu, du monde partout – bref il faut comprendre comment cela fonctionne.

Heureusement il y a des « aides » (à priori des officiels). L’un d’eux me dit de descendre et d’aller faire la queue au guichet des passeports avec mes passeports, mes fiches d’immigration, ma carte grise et un stylo. Il m’explique qu’après les passeports (enregistrement des personnes) il faut aller au guichet des voitures (avec la carte grise et un formulaire à remplir). Et comme tout le monde fait la queue – que la voiture soit devant ou derrière – et que les files d’attente sont dans le passage des voitures, c’est le b….

Après 1 heure de queue aux passeports, mon aide me donne la feuille pour la voiture (qu’il aurait fallu chercher au guichet des voitures) il m’aide à la remplir et je prends la file pour la voiture.

Enfin après encore 1 heure, Patrick ayant avancé la voiture, nous pouvons prendre la route direction Rabat.

On roule, on roule et après 300 km d’autoroute, que nous avons payée en euro n’ayant pas de dirhams, nous arrivons à Rabat vers 19 h 30. Heure de pointe, dans une ville immense, grouillante de voiture, nous n’avons pas de plan, la circulation est infernale et désordonnée, et bien sûr nous ne savons pas où nous devons aller. A part l’adresse d’un camping trouvée dans un magazine. Après avoir tourné pendant 1 h 30, nous constatons qu’il n’existe plus. Ayant demandé notre route, un quidam nous dit que nous devrions aller directement à l’Ambassade de Mauritanie plein de gens dorment dans la rue même. Il nous dessine l’itinéraire et nous voilà partis… pour 2 heures de galère, à tourner en rond. Heureusement il y a encore des policiers pour la circulation au Maroc et d’un carrefour à l’autre nous arrivons dans le quartier des ambassades.

Vu l’heure et la taille du quartier, on s’arrête sur un petit emplacement et remettons au lendemain nos recherches.

 352 km ; conduite :  8 H ; Température  11°à  15°  

Préparatifs Santé Afrique

VACCINS

Dans un service de vaccination internationale :
• Fièvre jaune
• Méningite
Chez votre médecin :
• Diphtérie Polio Tétanos
• Hépatite A et Hépatite B
• Typhoïde
PALUDISME (selon avis de votre médecin)
Dans notre cas, la prise d’un antipaludique n’est pas indiqué le séjour étant trop long.
Par contre, nous en prendrons en cas de suspicion de crise (plutôt en prendre alors qu’il n’y avait pas lieu que de faire l’impasse)

PHARMACIE (suivre les conseils de votre médecin)

Liste non exhaustive :
• Antibiotique à large spectre
• anti-inflamatoire
• paracétamol
• ibuprofène
• Spasfon
• Anti-nausée et vomissements
• Anti-diarrhées
• pour les problèmes de constipation
• pour les troubles de l’estomac
• crème à la cortisone (si allergie)
• anti-isthaminique
• Vos traitements habituels (attention à la quantité de délivrance autorisée)

TROUSSE DE SOINS

• Sparadrap en tous genres, désinfectant, bandes, gel courbatures, compresses stériles…

COMPLEMENTS

Avant de partir, nous avons suivi un stage PSC1 (premier niveau de secourisme) à la Croix Rouge.
D’une durée d’environ 15 heures, il était ludique et intense, les situations d’urgence ont été abordées. Et même si nous n’aurons pas accès au 15 ou au 18 !, Les gestes de premier secours ont été appris et cela nous permettra de ne pas stresser