9. En route vers Dakar

Jeudi 24 janvier 2013

La décision de partir vers Dakar a été prise et nous voilà en route. les Italiens nous ont donné les coordonnées GPS d’un camping mais il s’avère trop loin de Dakar. On cherchera en route. La route sera longue, environ 260 km et surtout très très chargée…

Nous comprenons mieux maintenant pourquoi il valait mieux ne pas prendre la route hier. En effet, le 23 ils fêtaient la naissance de Mahomet  et se rendait en pèlerinage à Tiavouane, en plein sur la route de Dakar. Et de Saint Louis à Tiavouane, nous avons croisé tous ceux qui en revenaient : des taxis-brousse surchargés, des bus plus que pleins, des pick up avec des monticules de gens (de loin impossible de deviner si c’est des marchandises ou des humains) et à partir de Tiavouane (fermée à la circulation et la déviation passe par des pistes ou des similis routes). après quelques km de cette déviation, nous sommes maintenant dans les files des véhicules qui eux repartent rejoindre Dakar.

Et les bouchons commencent, des km, des heures ; tous les 500 m un gendarme arrête la circulation d’un côté pour que l’autre circule sans trop de problèmes, il faut dire qu’il y a beaucoup de camions en panne au bord ou sur la route, de voitures qui s’arrêtent, d’autres qui font des écarts pour éviter les trous.

Et, tout le long de ces routes, des groupes de femmes qui vendent de l’eau en berlingot (encore du plastique), des mandarines, des citrons, empaquetés par 5 dans un sachet, des cacahuètes… et ceci sur des dizaines de km.

Après le carrefour de la route menant à Dakar, nous prenons vers le sud.

Pas la peine d’aller à Dakar aujourd’hui, il faudrait des heures pour y arriver et de toute façon il n’y a pas d’endroit pour se poser.

Arrivés vers Popenguine, nous demandons s’il y a un camping dans le coin. On nous envoie à Saly, 30 km, à l’hôtel Espadon où on pourrait se garer. Mais ils refusent. Le concierge nous envoie sur un parking « sécurisé ». Normal, il y a une banque sur la place.

A peine pied à terre, « bienvenue au Sénégal » on est marqué au corps par un black qui nous sert le baratin habituel « vient dans ma boutique, juste pour le plaisir des yeux, c’est gratuit, etc… la seule chose de bien c’est qu’on achète enfin une carte SIM du pays, mon portable a de nouveau du réseau et cela va nous servir sous peu…

De plus en plus de mecs nous collent, et un mal de tête persistant vient à bout de ma patience. Et je pète une pile et j’engueule tout le monde. Du coup ça va mieux, ils nous laissent enfin respirer.

Ayant repéré un bar avec Wifi, on y va et recherchons s’il y a un camping dans cette ville très « française » mais surtout avec hotels et villas.

On trouver la ferme de Saly, tenue par Jean Paul, un français installé au Sénégal depuis 40 ans. Après un coup de fil et des explications pour le trouver (pas inutiles !) nous voilà devant le portail de la ferme. En fait une auberge de paillotes, gîte rural, les seuls animaux restant étant 3 pythons, 1 babouin, 3 autres singes, 2 chevaux et un âne. Les gîtes ne sont plus trop utilisés, il a construit juste en face un immeuble avec des appartements dont il a vendu une partie et gardé l’autre pour la location.

On fait plus ample connaissance lors du repas puis dodo.

Demain, direction les douanes à Dakar. on a commandé un taxi pour y aller (85 km un chemin)