7. Vers le Sénégal

Lundi 21 janvier 2013   307 km en 10 H ; 24° à 30°

On prend la direction de Rosso vers la frontière avec le Sénégal. Pas trop de contrôle aujourd’hui, sur 200 km on a seulement distribué 3 fiches. En progrès…

Et notre premier ensablement ; après avoir pris un grand trou, on s’arrête sur le bas côté pour vérifier ce qui est tombé et… plus moyen de repartir, le sable était mou. Des habitants sont venus nous aider et après 20 min on repart, nickel.

Vers 14 H 30, nous arrivons à ROSSO.

Patrick ayant un mauvais souvenir de son précédent passage, nous avons décidé de prendre la piste qui va vers Diama où le poste frontière mauritanien serait plus calme. Mais il faut la trouver.

Lors d’un contrôle de douane 3 km avant, le douanier a pris contact avec un de ses amis assureur pour nous permettre de prendre l’assurance. Patrick lui parle au téléphone et RDV est pris avant le carrefour de la piste. Arrivés sur place, « l’assureur » nous explique que le bac de Rosso a changé. Maintenant ils ont mis un portail qui est fermé avant l’entrée au port, il est ouvert que sur demande. Ce qui fait qu’il y a moins de monde qui traine et qui harcèle les gens. Notre « assureur-guide » prend les choses en main (forcément) et nous emmène tamponner nos passeports, chercher le douanier, prendre le billet pour le bac et faire du « zèle » auprès de celui qui décide de l’ordre d’embarquement des véhicules. Tout cela nous prend quand même 2 h 30 mais le temps passe entre l’observation de ce qui se passe et entre les conversations avec les autres qui attendent ou le sous-chef douanier un peu dragueur et qui aurait bien aimé un petit cadeau. Il s’est contenté d’un stylo. Un autre sur la route avait été ravi du journal marocain  que nous lui avions offert – » c’est un beau souvenir ».

La traversée est rapide et nous voilà de l’autre côté où, nous le sentons bien, nous avons enfin mis les pieds (d’abord les roues) en Afrique.

Notre guide nous a accompagné – pour terminer son travail de ce côté – et nous reprenons le coup de tampon sur le passeport et le passe-avant pour la voiture (nous n’avons pas utilisé le CPD – mais nous aurions dû !). Passe-avant que nous pouvons prolonger à Saint Louis. En effet, une nouvelle directive oblige à se rendre à Dakar dans les 48 heures pour faire prolonger le passe-avant aux Services des Douanes du port. Mais on nous dit que c’est maintenant possible à Saint Louis.

A quelques 300 m des bureaux de la frontière, il y a la barrière des douaniers. Mais avant de la franchir nous avons droit à la fouille du véhicule. Plus de curiosités qu’autre chose, ils nous disent d’ailleurs que la voiture est très belle.

Bref, au bout de 3 h 30 et allégés de quelques billets, nous voilà au Sénégal.

Franchement, c’était rapide

On roule vers Saint louis qui est encore à 95 km. Arrivés en ville, on s’oriente facilement, Patrick étant déjà venu et le centre ville étant séparé en 3 si on veut : une partie sur le continent, l’Ile que l’on rejoint par un grand pont, et la Langue de Barbarie que l’on rejoint par un petit Pont. C’est sur cette troisième partie que nous allons. En effet, Patrick se souvient du camping où il était la dernière fois.

Mais pour le rejoindre, il faut traverser le quartier des pêcheurs et ses rues étroites pleines de gens, de gamins et d’échoppes et traverser ensuite les camions frigo dégoulinants (de quoi on ne sait pas, c’est plutôt rouge !) ce qui crée de vrais marres d’eau (d’ailleurs pour ne marcher dans cette…, la plupart  des femmes se déplacement en carrioles tirés par des chevaux). Puis nous passons entre les autres camions garés le long de la mer et le mur du cimetière des marins, tout cela en devant rentrer le rétro sinon ça touche. Au bout d’une vingtaine de minutes nous arrivons enfin au camping. ET ON A FAIM, on a rien mangé depuis le petit déjeuner.

6. Mauritanie

Samedi 19 janvier 2013  466 km en 8h ; 23° à 27°

On prend la route direction Nouakchot avec l’intention de faire la moitié de la route, cool. Mais on avance bien, tout roule et en fin de compte on s’arrête 15 km avant au Camping Les sultanes qui se trouve en bord de plage. On va essayer d’éviter de rentrer dans les grandes villes de nuit, c’est un peu compliqué. Petit resto et dodo. On rencontre des français, lui a fait des courses voiture, notamment Les 3 Epis qu’il a gagné quelque fois. (à l’attention de Daniel, il s’appelle Debias).

La route est toujours pareille, goudron (à peu près) dunes et cailloux. Sans oublier les contrôles, encore une dizaine de fiches aujourd’hui.

Dimanche 20 janvier 2013  25 km en 2 h ; 27° à 30°

On part tard, besoin de respirer de l’air pur et de faire un peu de ménage avant d’affronter Nouackchott où nous avons décidé de nous rendre à l’auberge Menata (qui selon le Guide du Routard est un coin de verdure dans la ville.

En rentrant dans la ville, voilà le spectacle de la rue, photo prise en roulant (comme beaucoup d’ailleurs !)

Nouakchot
Nouakchot
marché nouakchott

Après avoir tourné en rond comme d’habitude – mais il y a des panneaux de rue de temps de temps ou au moins le nom du quartier, et nous avons un petit plan de la ville sur la carte du pays – et avoir demandé 2 ou 3 fois notre chemin, nous  trouvons enfin cette auberge qui se trouve dans une petite rue en sable (peu de routes sont goudronnées à Nouakchott, seules les principales.

C’est Sympa, ombragé, il commence à faire chaud, environ 30 °, et vert mais mieux vaut ne pas se servir des sanitaires, comme souvent. Nous avons les nôtres et franchement c’est pratique.

Nous y rencontrons un couple de Hollandais qui habitent au Colorado et qui ont fait les principaux intérêts de la Mauritanie soit Atar et Chinguetti. Ils se rendant également au Cap mais à un petit rythme, ils ont 2 ans devant eux. Ils sont partis en octobre de Hollande et sont donc en route depuis (www.dumatravels.blogspot.com)

L’après-midi nous prenons un taxi pour aller visiter le port …

… où nous assistons au débarquement du poisson des bateaux, de leur chargement dans les 404 toutes pourries – au cours duquel il y en a un qui trie et jette sur le sable les poissons abîmés, qui sont de suite récupérés par des femmes qui, je pense, vont les vendre moins cher dans leur quartier, mais d’autres sont débarqués pour être emmenés à la criée et dans le local de surgélation. Puis les marins mettent les bateaux à terre, à la main, en les poussant sur des billots de bois, ou des longues bouteilles de gaz vides, qu’ils déplacent au fur et à mesure de leur avancement, lent car la plage remonte.

Nous passons à l’atelier de découpe où nous achetons du poisson pour le dîner. l’atelier ne correspond pas tout à fait à nos standard, mais difficile d’avoir du poisson plus frais que ça. Il vient d’être pêché ! et pour un prix défiant toute concurrence : 1000 UM le kg soit 1.75 € !!! et des filets !!!!! c’était très bon.

Début du chargement
Fin de chargement quelques temps après

Il faut aussi noté que Patrick a fait la lessive, à la main, quel homme !!

La ville n’étant pas propice au repos, même si c’est calme à l’auberge, nous décidons de continuer notre route le lendemain pour rejoindre Saint Louis, il nous faut affronter les frontières.

Et la route
Le début du train
le premier milieu
le deuxième milieu
et la fin du train
auberge de tente Keïma
mosquée de village
Camping Les Sultanes 15 kms de Nouakchott (sur la plage)
Nouakchot
Nouakchot
Nouakchot
Comment faire une 4 voies d’une route à 2 voies

5. Vers la Mauritanie

Vendredi 18 janvier 2013    425 km en 8 H 30 ; 13 °à  25°

Aujourd’hui départ prévu tôt. Après une nuit très venteuse, on se lève à 6 H 30 et on arrive à partir vers 8 h 50. Il faut dire que le plein du réservoir d’eau a mis du temps, le débit du robinet étant vraiment minime.

Les pneus gonflés à bloc, les caisses à outils les plus lourdes déménagées dans la cellule et bien sanglées (Patrick a bien bricolé), le compresseur réparé (la cosse s’était cassée suite aux vibrations) nous prenons la route, bien décidés à atteindre notre objectif : Nouadhibou en Mauritanie.

Toujours la même route, la côte d’un côté avec sable et dunes de cailloux, dunes et cailloux de l’autre côté.

La route entre Dakhla et Nouadhibou…
Et toujours la route

 Nous arrivons à la frontière Maroc/Mauritanie vers 14 H 30 et devant nous une queue de 40 voitures, un groupe d’une trentaine de 4 x 4 qui partent pour un raid viennent d’arriver. L’attente commence… mais 2 heures plus tard c’est notre tour et la ronde habituelle commence. D’abord faire tamponner le passeport, puis aller à la douane, puis avancer et passer le contrôle de la Gendarmerie, tout ça pour sortir du Maroc.

avant nous il y a 30 voitures et 2 heures d’attente

Puis c’est un no man’s land, une piste de 3 km entre les deux frontières, La zone, des épaves de voitures désossées partout, des cadavres de TV, du plastique et des déchets partout. vraiment la zone.

Enfin on arrive à la frontière mauritanienne où on recommence : tampon sur les passeports, douane avec paiement d’un passe-avant pour la voiture, d’une assurance véhicule obligatoire. Mais tout ce passe relativement rapidement, une personne étant là pour nous guider et empêcher que les « aides » nous accostent.

Nous poursuivons notre route vers Nouadhibou où nous arrivons vers 17 H 30.

Le choc ! des voitures, des vélos, des piétons, des mobylettes, des ânes, des chèvres, des camions, des charrettes, tout cela sur la route, roulant, marchant, broutant le plastique, le tout d’une façon anarchique. Complètement dingue. Et bien sûr, nous n’avons pas de carte, juste l’emplacement – à peu près – d’une auberge.

On tourne, on tourne et après avoir demandé notre chemin à un policier, nous trouvons l’auberge de la Baie des lévriers (chez Ali) auberge mauritanienne soit des chambres, des Kaïmas (grandes tentes avec des tapis où on dort) une cuisine et des sanitaires. Le tout propre, dans une cour en sable ratissé. Vraiment bien et en pleine ville. (quand même en face de la mairie) et même du Wifi non sécurisé à capter. Nickel.

Ali nous emmène faire des courses, d’abord au port chez les pêcheurs pour acheter des gambas puis en ville pour le pain et quelques légumes. Tout va bien quand on a un guide.

Les Mauritaniens sont les rois des bosses dans les voitures, ils conduisent vraiment anarchiquement, se rentrent dedans sans problèmes, c’est presque naturel !