12. Repos forcé… avant le Mali

Jeudi 31 janvier 2013 370 km en 6H30 ; 18° à 36°

Le CC se trouvant sur les traces de passage de bétail, nous partons tôt, avant qu’ils ne sortent le troupeau.

On traverse Tambacounda, ville moyenne mais n’ayant que des hébergement locaux, on continue notre route et voyons un panneau publicitaire pour un camp.

Il devrait être environ à 30 km. on prend le panneau en photo pour avoir les coordonnées et on continue.

Le camp se trouve dans le Parc National de Niokolo Koba.

pour la petite histoire, à un moment on revoit un panneau et un semblant de portail ; on y va, roulons quelques centaines de mètres et nous nous retrouvons dans un camp abandonné. Mais le gardien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, on peut rester et il est même guide officiel et que nous pouvons faire une excursion. Au vu de l’état des paillotes (skatées par les termites) nous décidons de continuer.

Et bien nous en a pris parce qu’en fait le camp était à 2 km plus loin.

Et après 3.5 km de pistes, nous arrivons dans un bel endroit fait de petites maisons chambres, d’un restaurant et d’un endroit pour camper, et surtout, une belle terrasse dominant le fleuve Gambie. Vue superbe.

Seul bémol, le dîner au restaurant est obligatoire mais l’endroit est quand même sympa.

Après notre installation, je commence a avoir très chaud mais bon, il fait chaud. Cependant, une heure après je prend ma température et j’ai 39.4; je pense de suite à une crise de palu et prend le traitement adéquat.

Mais la nuit fût dure, fièvre très forte et pas moyen de dormir. Une loque !

Le lendemain nous iront au centre médical repéré à notre arrivée.

Vendredi 1er février 2013 25° à 36°

A peine réveillés, on va au centre médical, pendant la route je reste couché derrière, plutôt secouant mais de toute façon impossible de me lever.

Après avoir acheté le ticket de consultation, on va chez le médecin qui me pose plein de questions et m’ausculte.

Et pour lui, ce n’est pas une crise de paludisme mais plutôt une salmonelose ou la typhoïde (mais je suis vaccinée !), il me prescrit les médicaments nécessaires, que nous pouvons acheter sur place.

Après avoir recherché un autre hébergement, nous retournons au camp Wassadou qui, avec ses installations et sa propreté est mieux adapté à mon état.

Journée récupération (on essaie) entre fièvre et dodo.

Mais, d’autres véhicules arrivent et j’entends une voix qu’il me semble connaître.
Effectivement, 5 minutes après Patrick vient m’annoncer l’arrivée de participants à un raid 4 x 4 et parmi eux se trouver J.François Houelle et sa femme, autre propriétaire de Xcap.

Décidément le monde est petit !

Rencontrer quelqu’un une fois en France et le retrouver au fin fond du Sénégal, il y a peu de chances que cela arrive, mais ça arrive.

Et, en plus, un autre Xcap arrive, faisant partie du même groupe.

On parle un peu de leur périple, ils sont passés en guinée, et ils nous confirment que les routes sont difficiles.

On ira donc au Mali directement.

Samedi 2 février, Dimanche 3 février 2013

Je récupère doucement, le médecin du raid vient me voir et confirme le traitement prescrit par le centre médical. Il me donne encore des médicaments supplémentaires.

Dimanche, ça va beaucoup mieux et l’envie me pique de faire le ménage à fond. Désinfection complète du CC, nettoyage dans les coins.

Ouf, c’est mieux. Enfin notre maison est de nouveau propre.

Et nous avons donné le linge à laver. Quel spectacle de les voir laver en rythme, courbées en deux, les mains dans de grandes bassines, le tout dans une odeur de lessive et des grandes casseroles d’eau pour bouillir le linge très sale.

Et ceci, elles savent laver, tous les jours elles ont tous les draps, les serviettes de toilettes, les nappes à laver. Le camp changeant tous les jours de clients. Ici, ça bosse dur.

ET le soir, le linge revient fraîchement repassé, sentant bon la lessive.

Le rêve.

Lundi 4 février 2013   185 km en 4 H ; 24° à 38°

Départ vers Kedougou. Mais avant, je dois retourner au centre médical pour une visite de contrôle. Durant le WE ils ont eu une case qui a brûlé, le feu allumé de l’autre côté de la route ayant atteint leur côté. Il faut dire qu’ici ils pratiquent beaucoup l’écobuage mais je ne sais pas si c’est toujours volontaire, en tout cas ça dégénère souvent !

Ma santé va mieux, il me donne encore une sorte de vermifuge ! et on prend la direction de Kedougou où nous voulons refaire quelques provisions.

En effet, depuis Tambacounda il n’y avait plus aucun magasin, seul les femmes au bord de la route qui vendent 3/4 bananes. Je n’ai pas vu de légumes frais depuis Saly mais je n’en verrai pas plus et on se rabat sur les conserves.

A côté du magasin, il y a un frigoriste et Patrick va voir avec lui si il peut réparer notre frigo qui nous a lâché samedi.

A priori l’homme connait son art et au bout de 2 heures, ça a l’air de fonctionner. Il nous indique une auberge qui accepte les campeurs.

Mais le frigo n’a pas tenu et est à nouveau en panne. Même pas 2 mois en marche continu et c’est foutu. Et vraiment au mauvais moment. Avant la Namibie ou l’Afrique du Sud, on ne pourra pas en trouver un de rechange ! La grosse poisse. Il va falloir courir tous les jours pour trouver de la glace, parce qu’avec 36 ° l’eau est imbuvable, elle est trop chaude mais surtout on ne peut plus rien conserver.