13. Passage éclair au Mali

Mardi 5 février 2013  335 km en 8H ; 25° à 36°

Direction le Mali. Après 100 km d’une route bitumée avec quelques « défauts », nous arrivons à la frontière malienne

entre Saraya et Kénébia.
La sortie du Sénégal est assez rapide, police, douane, gendarmerie, on commence à savoir. Puis on recommence côté malien.

Le premier contact est juste là pour nous dire qu’après ils nous escortent jusqu’à Kéniéba ! On verra la suite. On se rend donc à la police (une cabane avec une table, deux chaises, la moustiquaire d’une tente en guise de lit et le tapis de prière. Ils sont 10 mais un seul travaille, les autres surveillent ! Tampons sur nos passeports, inscription des un cahier puis direction gendarmerie on ils contrôlent à nouveau, inscrivent dans un cahier.

Mais aujourd’hui, bizarre, la douane n’est pas en deuxième. En effet, il faut se rendre à Kéniéba (15 km) les bureaux de la douane sont là-bas.

La ville étant moyenne et bien sûr sans panneaux, nous demandons notre chemin. Heureusement, car la douane se trouve au milieu de la ville. ILs nous font un passe-avant, le CDP n’étant pas accepté au Mali et nous escorte (avec la voiture du chef douanier, un Audi Q7 d’un blanc immaculé alors que les rues sont en latérite rouge!) à la gendarmerie (encore) où ils doivent nous donner « des consignes de sécurité ».

Ils examinent les papiers pendant que je regarde les infos de France 24 dans la salle de garde, mais les consignes de sécurité on les attend encore. Mais ils sont vraiment sympas et adorent plaisanter, alors ça passe.

après ça, il faut encore aller faire contresigner le passe-avant par la police. On va le faire mais en se posant la question de son utilité.

Maintenant, il faut ressortir de la ville dans laquelle on a tourné en rond, sans trop savoir où on allait mais heureusement la vue des falaises nous guide et on y arrive

Le paysage a changé, c’est plus « vallonné », il y a les falaises, on voit des champs de coton et surtout des orpailleurs (c’était déjà le cas à la fin du Sénégal), les gens se déplacent surtout en vélo ou en mobylette.

Après 100/150 km, on prend une piste et après quelques centaines de mètres on trouve un coin sympa pour bivouaquer. Mais ce soir, on se met dans le sens du départ, le coin étant assez habité. Mais à part quelques mobs on a juste entendu des avions pendant la nuit. Des militaires sûrement.

Mercredi 6 février 2013   270 km en 6H30 ; 24° à 36°

Direction Bamako. La route est toujours la même et nous roulons à une moyenne de 75 km/heure comme ça Patrick peut aussi profiter du paysage.

Pendant ce temps, j’étudie un peu plus le guide du Routard pour trouver un logement pour cette nuit. A Bamako impossible de bivouaquer.

Mon choix se porte sur l’Hôtel Le Rabelais, qui ne doit pas être trop compliqué à trouver et qui dispose d’un bon restau. Ce soir, c’est le luxe, une chambre d’hôtel et un bon repas. Et une piscine… cool.

Nous arrivons vers 14 h à l’entrée de la ville, quelle circulation, des camions, des voitures mais surtout des mobylettes, qui doublent n’importe comment, qui roulent vite, il faut vraiment être concentré. Et moi je suis concentrée sur ma carte, pour essayer de nous amener dans le droit chemin…

Au bout d’une heure, sachant être dans le bon quartier, on demande à un policier qui nous précise où aller.

Mais avant cela, Patrick a malencontreusement pris une rue en sens unique et manque de bol, il y avait 3 flics

à l’arrivée. Du pain béni pour eux. On a eu droit au gros coup de sifflet, ils se marraient à l’avance.

Mais tout cela se fait dans la bonne humeur, sans stress ni agressivité. Et, en tant que français, on a eu le droit

de choisir le montant de notre amende (officieuse, il ne voulait pas se faire emprisonner parce qu’il a mis un PV à des français). Mais voilà on assume nos bêtises.

ON trouve enfin l’hôtel, on pique une tête (il fait 38 °) et un peu de repos avant un bon repas.

On est à Bamako, il y a une semaine on pensait ne jamais y aller !

L’ambiance a l’air d’être la même que dans les autres grandes villes que nous avons traversé, peut-être plus sympa mais nous n’avons pas pu tester. En tant que français nous n’avons pas le droit de sortir le soir et, de toute façon, normalement nous n’aurions même pas dû rentrer dans le pays.
En tout cas pas sans se déclarer auprès de l’ambassadeur de France et de s’inscrire sur Ariane. ce que j’ai tenté de faire à Kédougou mais je n’ai jamais eu en retour le mail pour activer mon compte.

Donc nous étions à Bamako incognito et c’était pas plus mal. 

Bamako
Bamako

Jeudi 7 février 2013

Nous quittons Bamako vers 7 h 30 parce qu’il faut sortir de la ville et que l’étape d’aujourd’hui sera longue. Nous voulons rejoindre le Burkina Faso ce soir.
Dommage, le Mali est vraiment un pays auquel nous aurions voulu consacrer plus de temps mais ce sera pour une autre fois, j’espère.

Impressions après 1 mois de voyage

Premières impressions après un mois de voyage

Après les premiers soucis, santé et technique, qui, il faut l’avouer cassent un peu la motivation, on commence à être dans le rythme du voyage et à trouver nos marques.

L’intendance n’est pas toujours simple, depuis que nous sommes plus à l’intérieur, il devient impossible de trouver des légumes frais, juste quelques fruits (bananes surtout mais excellentes) et nous faisons donc stock de boîtes. Nous avons appris à prendre de l’essence dès qu’il y en a de la correcte, idem pour l’eau. Le pain se trouve partout pour l’instant.

Nous avons aussi appris que tout est plus simple en demandant tout simplement. Que ce soit notre chemin quand nous tournons en rond, où on peut acheter la denrée souhaitée, etc…

Ne jamais remettre au lendemain, que ce soit téléphoner, profiter d’internet, des commerces, etc…

et glaner partout des informations utiles parce qu’on ne sait jamais si on y aura encore accès le lendemain.

8. Saint Louis

Mardi 22 janvier 2013    25 km en 1h30 ; 31° à 32°

On décide de rejoindre le Zebrabar camp un peu plus au sud de Saint Louis, celui sur la langue de Barbarie n’étant pas fait pour les véhicules. Mais au bout de quelques centaines de mètres, j’entends un drôle de bruit, comme des suspensions qui grincent ! Je vérifie dans le rétro et je remarque la roue arrière (celle du plat) qui fait un huit ; les boulons ont du se desserrer. Patrick  descend vérifier, effectivement. Je reste dans la voiture et lui sort le cric, monte le minimum nécessaire et resserre les boulons. Tout cela au milieu de ce bazar, des piétons, des carrioles, des camions de poissons. en 5 min c’est fait mais les gamins ont eu le temps de venir nous embêter.

Encore quelques centaines de mètres et on ressort de cette partie de la Langue de Barbarie faisant office de port, où le poisson est débarqué des bateaux et chargé dans les camions frigo, enfin , rempli de glace. Un joyeux et odorant bordel, l’Afrique…

On trouve assez facilement le zebrabar, tenu par des Suisses depuis 17 ans, le coin est sympa mais il n’y a pas internet, tant pis.

Zebrabar
Zebrabar st Louis

Avant de partir de Saint Louis, on est allés à la Douane pour notre passe-avant, d’abord sur l’Ile puis au nord de l’ile, comme toujours d’un bureau à l’autre.

Et le douanier (en chef ?) nous informe qu’il ne peut pas prolonger notre papier, qu’il y a de nouvelles directives, mais qu’à Rosso ils n’ont pas dû les lire, bref il faut aller à Dakar, et dans les 24 h !!!

Après avoir fait notre lessive, dîner au camping et discuter avec les propriétaires, nous décidons de partir le lendemain pour nous approcher de Dakar.

On arrivera toujours pas à se poser pour quelques jours mais bon, c’est le jeu…

Mercredi 23 janvier 2013

Après avoir fait un ménage minimum, vérifie les boulons et l’huile, on est prêts à partir vers 11 H. Mais ils viennent nous prévenir que c’est un jour de fête et que la circulation est déconseillée, tout le monde se dirigeant dans les environs de Dakar pour se rendre à un rassemblement.

Alors on reste, on trouvera une excuse pour le retard à la douane, on va pas se laisser em…der.

On en profite pour faire une ballade en pirogue, le camping se trouvant dans le parc Naturel de la Langue de Barbarie, où les oiseaux sont légion.

Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie côté mer
Langue de Barbarie côté mer
Langue de Barbarie côté mer

Suite à une discussion avec des Suisses italiens, qui reviennent de Guinée, et suite au retard que nous avons pris (il faut faire attention à cause de la saison des pluies qui va arriver) nous décidons de faire l’impasse et de ne pas y aller. Dommage, mais : nous n’avons pas le visa, les routes sont très mauvaises (20 km en 1 journée !) et il y a pas de mal de typhoïde (eux l’on eu et pourtant ils sont très attentifs, ils rincent tout dans une eau javellisée). C’est beau mais très difficile. Mais il faut qu’on puisse se renseigner sur la situation au Mali pour voir quelle route prendre. Et pour cela, il y a soit la radio et aussi internet.

6. Mauritanie

Samedi 19 janvier 2013  466 km en 8h ; 23° à 27°

On prend la route direction Nouakchot avec l’intention de faire la moitié de la route, cool. Mais on avance bien, tout roule et en fin de compte on s’arrête 15 km avant au Camping Les sultanes qui se trouve en bord de plage. On va essayer d’éviter de rentrer dans les grandes villes de nuit, c’est un peu compliqué. Petit resto et dodo. On rencontre des français, lui a fait des courses voiture, notamment Les 3 Epis qu’il a gagné quelque fois. (à l’attention de Daniel, il s’appelle Debias).

La route est toujours pareille, goudron (à peu près) dunes et cailloux. Sans oublier les contrôles, encore une dizaine de fiches aujourd’hui.

Dimanche 20 janvier 2013  25 km en 2 h ; 27° à 30°

On part tard, besoin de respirer de l’air pur et de faire un peu de ménage avant d’affronter Nouackchott où nous avons décidé de nous rendre à l’auberge Menata (qui selon le Guide du Routard est un coin de verdure dans la ville.

En rentrant dans la ville, voilà le spectacle de la rue, photo prise en roulant (comme beaucoup d’ailleurs !)

Nouakchot
Nouakchot
marché nouakchott

Après avoir tourné en rond comme d’habitude – mais il y a des panneaux de rue de temps de temps ou au moins le nom du quartier, et nous avons un petit plan de la ville sur la carte du pays – et avoir demandé 2 ou 3 fois notre chemin, nous  trouvons enfin cette auberge qui se trouve dans une petite rue en sable (peu de routes sont goudronnées à Nouakchott, seules les principales.

C’est Sympa, ombragé, il commence à faire chaud, environ 30 °, et vert mais mieux vaut ne pas se servir des sanitaires, comme souvent. Nous avons les nôtres et franchement c’est pratique.

Nous y rencontrons un couple de Hollandais qui habitent au Colorado et qui ont fait les principaux intérêts de la Mauritanie soit Atar et Chinguetti. Ils se rendant également au Cap mais à un petit rythme, ils ont 2 ans devant eux. Ils sont partis en octobre de Hollande et sont donc en route depuis (www.dumatravels.blogspot.com)

L’après-midi nous prenons un taxi pour aller visiter le port …

… où nous assistons au débarquement du poisson des bateaux, de leur chargement dans les 404 toutes pourries – au cours duquel il y en a un qui trie et jette sur le sable les poissons abîmés, qui sont de suite récupérés par des femmes qui, je pense, vont les vendre moins cher dans leur quartier, mais d’autres sont débarqués pour être emmenés à la criée et dans le local de surgélation. Puis les marins mettent les bateaux à terre, à la main, en les poussant sur des billots de bois, ou des longues bouteilles de gaz vides, qu’ils déplacent au fur et à mesure de leur avancement, lent car la plage remonte.

Nous passons à l’atelier de découpe où nous achetons du poisson pour le dîner. l’atelier ne correspond pas tout à fait à nos standard, mais difficile d’avoir du poisson plus frais que ça. Il vient d’être pêché ! et pour un prix défiant toute concurrence : 1000 UM le kg soit 1.75 € !!! et des filets !!!!! c’était très bon.

Début du chargement
Fin de chargement quelques temps après

Il faut aussi noté que Patrick a fait la lessive, à la main, quel homme !!

La ville n’étant pas propice au repos, même si c’est calme à l’auberge, nous décidons de continuer notre route le lendemain pour rejoindre Saint Louis, il nous faut affronter les frontières.

Et la route
Le début du train
le premier milieu
le deuxième milieu
et la fin du train
auberge de tente Keïma
mosquée de village
Camping Les Sultanes 15 kms de Nouakchott (sur la plage)
Nouakchot
Nouakchot
Nouakchot
Comment faire une 4 voies d’une route à 2 voies

4. Recherche du premier garage

Bivouac au milieu de rien

Jeudi 17 janvier 2013  165 km en 4 H 00 ; 13 ° à  25°

On continue notre route vers Dakhla. On a augmenté la pression des pneus et du coup ça va beaucoup mieux (à étudier).

La route est toujours la même, traversant quelques villages qui ont l’air abandonnés. Les contrôles de police se suivent mais on a nos fiches et ça va bien, ils sont contents.

Attention dormadaires vivants
Baie de Dakhla

En arrivant dans la baie de Dakhla, vue magnifique sous un beau soleil, on aperçoit de plus en plus de camping-cars, soit par 2 ou 3, soit carrément « en village ».

En arrivant en ville, on se met à la recherche d’un garage pour monter notre pneu de rechange sur la jante. Comme d’habitude, le meilleur moyen de trouver… est de demander. Après quelques temps, on s’arrête devant un petit garage (ils doivent juste faire des vidanges, ça doit s’arrêter là) et on demande s’ils changent les pneus. Ils regardent et disent que oui… Bof ! A 3 ou 4, dont un doit être le fils du patron et être là juste pour surveiller les ouvriers, et Patrick qui met son super bleu de travail, ils démontent le pneu éclaté. Il faut surveiller ce qu’ils font, repérer comment c’était monté parce qu’ils n’ont vraiment pas l’air de savoir. Juste le fils du patron, plus intelligent, qui pose tout à côté de lui dans l’ordre du démontage et dans le sens dans lequel c’était monté. Un bon point pour lui.

Heureusement qu’on a emmené notre matériel car ils n’ont rien, pas de démonte pneu, à peine à compresseur qui marche quand il veut, ils doivent tenir les tuyaux ensembles à la main, pas de clé pour dévisser les boulons, bref RIEN. Le remontage se passe bien mais la roue ne veut pas se gonfler totalement, le joint tubless n’a pas l’air étanche. Au bout d’un quart d’heure, il y en a un qui a l’idée de la gonfler debout et pas couché, et ô miracle, ça fonctionne. Il aura fallu 2 heures…

Mais maintenant on sait que l’on pourra se débrouiller tout seuls !

On continue pour essayer de trouver un pneu de rechange, au cas où, et un peu plus loin on en trouve un de même taille, pas trop abîmé. On l’achète pour 650 Dh (cher vu l’état mais ça peut toujours servir).

On ressort de la ville pour aller au camping repéré sur la route. Il y a beaucoup de monde, c’est assez crade mais impossible de bivouaquer ici, il faut faire de la lessive, remplir l’eau, un peu d’intendance quoi.

Dakhla est très courue pour le kyte-surf et les gens viennent ici pour quelques mois, il y a de gros CC, ils ont des quads pour se déplacer et faire les courses.

Je passe 2 heures à faire le linge, on l’accroche en se disant que vu le vent, il sera sec rapidement. mais en bord de mer c’est vite humide. Aussi vers 19 H 30, on décide de le rentrer mais il est encore tout mouillé. Heureusement, le système D ça nous connaît et voilà la cabine changée en étend-linge !

Notre sèche linge intérieur

3. Traversée du Maroc et 1e crevaison…

Lundi 14 janvier 2013 – 452 km en 7 H 15 ; 16 ° à   20 °  

Nous quittons Marrakech direction Agadir par l’autoroute puis la RN1 direction plein sud. Des km, des km, à part ça rien de spécial sur la route. La nationale traverse des déserts de sable et de pierres en longeant la côte, le paysage est toujours le même. C’est monotone et en même temps cela ne l’est pas ! Le « nulle part » rendrait philosophe ?

Arrêt pour la nuit à Guelmim, sur le parking d’une station service. Il faut dire que sur la route cela devient difficile, les accès aux abords sont des fois compliqués et pas toujours possible. Et en ville, à part la route principale, il n’y a pas grand chose. Donc on fait au plus simple.

Mardi 15  janvier 2013 –  480 km en 8 H ; 16 ° à  22  °

Après une nuit un peu bruyante mais malgré tout reposante, un petit déj et une toilette rapide, on reprend la route de la côte par Tan Tan, Tarfaya puis direction Laâyoune. Après Tan Tan on s’arrête déjeuner au bord d’une falaise avec vue sur l’océan déchainé. Au passage, on s’arrête vers Sidi Akheffi où il y a d’énormes marais salants. On continue toujours direction Laâyoune. Le plein est fait à 6 dirrhams le litre (environ 55 centimes). On remplit tout !

Nous nous arrêtons pour la nuit après avoir pris une piste menant vers la côte, piste utilisée par les pêcheurs, nombreux dans le secteur, qui permettent de rejoindre leurs « cabanes » ou tentes le plus souvent.

Une nuit au calme et loin de tout.

Entrée de Tan Tan

PS : à l’entrée de Laâyoune, contrôle de police, on donne des fiches de renseignements (quelle bonne idée d’en avoir imprimée en avance), à la sortie de la ville re-contrôle et après 500 mètres, un radar : Patrick s’est fait flashé, il fallait que ça arrive ! Le policier lui dit qu’il courre ! Mais il était sympa et laisse tomber. Je contrôle avec Touratech , il était à 74 km/heure et la limite était de 60. Sans appel !

au milieu de nulle part
quelques cc dans les dunes
pause déjeuner
Marais salants
Marais salants

Mercredi 16 janvier 2013    345 km en 12 H 00 ; 24° à  28°

Après une nuit un peu bruyante (des cargos en attente au large pour pouvoir rentrer au port de Laâyoune qui est à 10 km) nous nous levons comme tous les jours vers 8 heures (-1 H par rapport à la France) Objectif du jour Dakhla.

Les contrôles de police, gendarmerie ou douane sont de plus en plus fréquents, surtout depuis que nous sommes dans le Sahara occidental. D’où l’intérêt de préparer des fiches de renseignement pré-remplies. Seulement, maintenant il faut également y ajouter le date d’entrée, le numéro de police et la destination.

Comme le jour précédent, nous nous arrêtons sur la falaise au bord de l’océan pour déjeuner.

Nous avons repris la route depuis 1 H/1 H 30 quand soudain le CC se met à tanguer, à vibrer et à faire du bruit, un pneu à éclater !!! On arrive à se mettre sur le bas côté (sable et pierre) et nous voilà partis pour changer notre premier pneu… Entre le recherche du matériel, le écrous qui ne veulent pas s’ouvrir et j’en passe… au bout de 2 heures nous voilà repartis.

Au bout de 10 km, on s’arrête pour voir si tout va bien… le pneu est bouillant (mais pourquoi ??) on continue encore 10 km, toujours bouillant. Et ainsi de suite, rouler, s’arrêter, contrôler. Mais on avance, doucement mais sûrement.  On le gonfle à 4.1 et du coup cela va mieux.

La nuit n’étant pas loin, on cherche un endroit où s’arrêter. On prend une petit piste et on se cache derrière de grandes dunes, loin de la route. Ce sera parfait.

Pour se changer les idées, on va se promener vers la mer mais elle est un peu plus loin qu’il nous semblait. Nous avions pris une lampe de poche mais en retournant vers la voiture on se dit qu’il faudrait laisser une lumière allumée pour repérer la voiture de loin. Mais elle est blanche et on la voit encore bien.

On en oublierait les petits soucis de santé à Patrick. Il va mieux, ça dégonfle, il a juste mal à la gorge. Mais à Boujdour, sur la route, on a acheté des citrons (1 Dh le citron !) et un presse fruits.

On est vraiment au sud, au milieu de nulle part, les gens sont de plus en plus pauvres, les femmes de plus en plus voilées, si pas cachées sous des nikabs, mais ils sont serviables malgré un français de moins en moins parlé et de plus en plus difficile à comprendre.

Entrée de Boudjour
picnic au bord de la falaise
L’océan Atlantique
Après crevaison, réparation des tapis de protection

Préparatifs Santé Afrique

VACCINS

Dans un service de vaccination internationale :
• Fièvre jaune
• Méningite
Chez votre médecin :
• Diphtérie Polio Tétanos
• Hépatite A et Hépatite B
• Typhoïde
PALUDISME (selon avis de votre médecin)
Dans notre cas, la prise d’un antipaludique n’est pas indiqué le séjour étant trop long.
Par contre, nous en prendrons en cas de suspicion de crise (plutôt en prendre alors qu’il n’y avait pas lieu que de faire l’impasse)

PHARMACIE (suivre les conseils de votre médecin)

Liste non exhaustive :
• Antibiotique à large spectre
• anti-inflamatoire
• paracétamol
• ibuprofène
• Spasfon
• Anti-nausée et vomissements
• Anti-diarrhées
• pour les problèmes de constipation
• pour les troubles de l’estomac
• crème à la cortisone (si allergie)
• anti-isthaminique
• Vos traitements habituels (attention à la quantité de délivrance autorisée)

TROUSSE DE SOINS

• Sparadrap en tous genres, désinfectant, bandes, gel courbatures, compresses stériles…

COMPLEMENTS

Avant de partir, nous avons suivi un stage PSC1 (premier niveau de secourisme) à la Croix Rouge.
D’une durée d’environ 15 heures, il était ludique et intense, les situations d’urgence ont été abordées. Et même si nous n’aurons pas accès au 15 ou au 18 !, Les gestes de premier secours ont été appris et cela nous permettra de ne pas stresser

Préparatifs ADMINISTRATIF

POUR LE VÉHICULE

1. C.P.D. (carnet de passage en douane) : à demander au l’Automobile Club à Paris (informations sur le site http://www.automobile-club.org/se-deplacer-mobilite/carnet-passages-en-douane.html)
2. assurance du véhicule à prendre sur place selon les pays
3. assistance technique mondiale par STAR MOBIL SERVICES (www.starmobilservices.fr)

POUR LES PERSONNES
• passeport biométrique(demandé dans certains pays)
• permis international pour chaque conducteur
• assurance médicale Marco Polo chez AVI INTERNATIONAL (www.avi-international.com)
• stock de photos d’identités pour les demandes de visas qui seront pris aux ambassades (2 par personnes par visa) soit pour notre périple environ 35 photos par personne)
• fiche de renseignement pré-remplie pour chacun à donner aux frontières ou en cas de contrôle routier (nombreux !)
• numérisation de tous les papiers administratifs (passeport, permis, livret de famille, assurances, divers codes à ne pas oublier, etc…) sur le site http://www.mon-service-public.fr (gratuit)
• inscription sur Ariane (www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs)
POUR LE RESTE
• mise place de prélèvements, virements automatiques pour le paiement des factures, impôts, etc…
• procuration pour le courrier postal
• Transfert provisoire du courrier à une autre adresse
• Résiliation de tous les abonnement inutiles ! ATTENTION AUX DATES ANNIVERSAIRE

Tout ceci à adapter à chaque cas particulier.

Le véhicule de base

IVECO DAILY 4 x 4 permanent, blocage différentiel central et arrière,
24 vitesses, 3T500

Avec cellule 3 C Cartier modèle XCAP/Aménagement BRISEBRAS

P1020799

Longueur totale du véhicule 5.98 m

Aménagement de base :
• 150 litres eau propre
• 90 litre eaux usées
• WC SOG
• chauffage et eau chaude sanitaire G.O.
• Frigo 108L à compresseur avec compartiment congélateur
• Cuisson 2 feux à gaz
• Petit four/grill à gaz
• Convertisseur 1200W
• 2 panneaux solaires 80W chacun
• 2 batteries gel 100 Ah
• Caméra de recul
• coin dînette en U se transformant en lit de 1.50 m de large
• nombreux rangements
• Salle de Bains avec douche 70×70

Modifications et rajout :
• 2 réservoirs G.O. de 70 L chacun avec pompe ( EquipRaid)
• 1 réservoir d’eau propre 100 L
• Remplacement des amortisseurs (Suspension Sports)
• Pose de boudins pneumatiques suspensions arrière avec compresseur
embarqué + réservoir 10 L
• Schnoerkel
• Pré-filtre G.O.
• Treuil + pare buffle
• Rajout lame de suspension avant et arrière
• 1 coffre de rangement extérieur
• 1 store
• 2ième roue de secours

Modifications et rajout :
• 2 réservoirs G.O. de 70 L chacun avec pompe ( EquipRaid)
• 1 réservoir d’eau propre 100 L
• Remplacement des amortisseurs (Suspension Sports)
• Pose de boudins pneumatiques suspensions arrière avec compresseur
embarqué + réservoir 10 L
• Schnoerkel
• Pré-filtre G.O.
• Treuil + pare buffle
• Rajout lame de suspension avant et arrière
• 1 coffre de rangement extérieur
• 1 store
• 2ième roue de secours